France

Jean-Luc Mélenchon veut augmenter le Smic à 1 500 euros net

Des accords entre LFI et d’autres partis de gauche parlent d’une revalorisation jusqu’à 1.400 euros net, mais l’inflation rend cette promesse obsolète, selon le député.

A l’approche des élections législatives, Insoumis fait monter les enchères. Ce dimanche, sur France 3, le député LFI Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le sujet du pouvoir d’achat, défendant l’augmentation massive du Smic s’il parvient à accéder à Matignon.

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“Il faut augmenter le salaire minimum”, a réclamé le panel populiste, rappelant que ses équipes avaient prévu jusqu’à présent d’augmenter le salaire minimum de 15%. “Puisque le Smic est à 1300, on va donc passer à 1500 […]. On observera la hausse de 15% par rapport au niveau des prix”, a-t-il expliqué en parlant du salaire net. Une façon de “faire avancer la vie des gens”, a-t-il dit. En cas de succès de la législature, Jean-Luc Mélenchon envisage également une “conférence obligatoire sur les salaires de l’industrie” et souhaite relever le “point d’indice pour les fonctionnaires”.

Jusqu’à présent, le syndicat de la gauche a plutôt accepté d’augmenter le Smic à 1 400 euros nets par mois, comme le précisent les différents textes signés entre le PCF, EELV, le PS et LFI. Mais, comme le rappelle Jean-Luc Mélenchon, le Smic a été revalorisé le 1er mai : la forte inflation l’a automatiquement porté à 1 645,58 euros brut ou 1 302,64 euros net. Une augmentation de 15 %, souhaitée par LFI, le portera donc à près de 1 500 euros, l’ancienne promesse étant « dépassée » par l’inflation.

Ce montant était déjà défendu par Fabien Russell lors de la campagne présidentielle : le candidat communiste a notamment prôné un smic à 1 500 euros, ainsi qu’une “conférence” pour mettre en place ce smic dans toutes les branches. Certains intervenants nous appellent à aller plus loin : ainsi, la CGT plaide pour un salaire minimum de « 2 000 euros bruts », soit 350 euros de plus qu’au niveau actuel.

De son côté, l’exécutif s’est toujours opposé à l’augmentation du salaire minimum, se contentant d’appliquer les augmentations automatiques générées par l’inflation. Fin mars, Bruno Le Mer justifiait sa position en expliquant qu’il craignait un cycle prix/salaires dans lequel “les prix rattrapent les salaires et les salaires rattrapent les prix sur une échelle de perroquet qui n’en finit plus”. Cependant, le gouvernement a promis de dégeler l’indice de la fonction publique “avant l’été” avant l’élection présidentielle. Le montant de la revalorisation devrait être connu “après la nomination du nouveau gouvernement”, selon la CGT, qui attend l’annonce. Plus généralement, une loi sur le pouvoir d’achat exclusif devrait être mise en place dès l’entrée en vigueur du nouveau législateur pour protéger le portefeuille des ménages de l’inflation.

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