France

le préfet de l’Iser est prêt à contester le permis burkinabé

La mairie de Grenoble doit modifier le règlement des piscines lundi. Pour éviter d’autoriser la burqa, le préfet entend recourir à la loi du séparatisme.

La préfecture de l’Isère a annoncé dimanche soir que le préfet demandera au tribunal administratif de révoquer l’autorisation de burqa dans la piscine si la mairie de Grenoble modifie le règlement des piscines en ce sens. “Conformément aux instructions qu’il a reçues du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le préfet de l’Isère saisira le tribunal administratif de Grenoble si cette discussion est acceptée”, a indiqué la préfecture dans un communiqué.

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Cette discussion, « dont le but apparent est de succomber aux revendications communautaires à des fins religieuses, semble aller à l’encontre du principe de laïcité consacré par la loi de 1905, ainsi que des dispositions de la loi du 24 août 2021, réaffirmant le respect des principes de la république », indique le communiqué.

Disposition de la loi sur le séparatisme

Mais “le maire, dans la limite de ses attributions, s’il doit garantir la liberté religieuse de ses électeurs, il doit aussi veiller au respect de ces règles”, selon la préfecture. Si la discussion est acceptée, la préfecture saisira le tribunal “par le biais d’un référé de laïcité pour obtenir l’annulation, en plus du référé de l’annulation”, qui sera examiné ultérieurement.

Cette disposition a été introduite par la loi sur le séparatisme, votée en août 2021, et fait référence à des actions qui “portent gravement atteinte au principe de laïcité et de neutralité du service public”. Elle permet aux préfets de révoquer un juge administratif face à un acte de l’administration locale qu’ils jugent contraire aux principes de laïcité.

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La mairie de Grenoble s’apprête à modifier lundi le règlement des piscines pour supprimer les exigences vestimentaires très restrictives actuelles. Pour l’écologiste Eric Piol, il s’agit “d’assurer l’égalité d’accès aux services publics et la liberté de s’habiller et de se déshabiller, dans le respect de l’hygiène et de la sécurité”.

Eric Piol promet depuis longtemps que le sujet, qui polarise la classe politique depuis plusieurs mois, sera remis sur la table après la présidentielle et avant l’ouverture estivale des piscines municipales mi-juin. A Rennes, la ville a changé ses règles en 2018, et depuis lors, les burkinis sont autorisés dans les piscines.