Le secrétaire européen de l’Environnement-Verts Europe Julien Bayou, entouré des candidats du Nupes à Paris, mardi 17 mai 2022 EMMANUEL DUNAND / AFP
Le leader de la France insoumise Jean-Luc Melenchon a menacé de porter plainte au Conseil d’État en référé ce mardi 17 mai, alors que la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) issue d’un accord entre plusieurs partis de gauche peut être attribuée à la nuance politique des candidats aux élections législatives.
En déplacement à Nantes, Jean-Luc Mélenchon a critiqué le nuancier politique du ministère de l’Intérieur pour les élections des 12 et 19 juin, qui présente séparément La France insoumise, le Parti socialiste, les écologistes et le Parti communiste français. Le traitement s’applique aussi à la droite, avec des républicains et l’Union des démocrates et indépendants (UDI) différenciés dans le formulaire à soumettre à la préfecture, malgré leur union politique sous un même drapeau dans plusieurs circonscriptions.
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Contrairement à l’étiquette choisie librement par le candidat, la nuance politique est déterminée par la préfecture et le ministère de l’Intérieur après dépôt des dossiers de candidature à l’administration. C’est cette nuance qui sera utilisée pour présenter les résultats au soir des premier et second tours des élections, les 12 et 19 juin. Pour la gauche, l’enjeu est de taille, même si l’accord Nupes ne préfigure ni les éventuels groupes parlementaires constitués à la prochaine Assemblée nationale ni la coordination des votes des textes de lois tout au long de la législature.
La Nupes dénonce les “fraudes électorales”
Jean-Luc Mélenchon a dénoncé à Nantes “un système de tromperie permanente” de Macroni, visant à “pouvoir réduire la percée que nous ferons au soir du premier tour”. Dans un communiqué, Nupes a entamé une “manipulation électorale” et a regretté que “le camp macroniste ait décidé de comptabiliser séparément les voix recueillies par les candidats issus de LFI, EELV, PS ou PCF”.
Contrairement à Ensemble !, regroupement de plusieurs partis proches de la majorité présidentielle, le Nupes ne s’est pas constitué en association pour financer les campagnes des candidats investis : ils doivent donc marquer leur parti d’origine (La France insoumise, Parti socialiste, Europe Ecologie – Les Verts, Parti communiste français, Générations s), en déclarant leur engagement pour l’aide publique et la campagne audiovisuelle – qui comprend la répartition du temps de parole en fonction, notamment, du poids politique des formations.
Selon une circulaire ministérielle du 16 mai, la nuance de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale n’a pas été créée, car elle “réunit des candidats investis indépendamment des partis liés à l’accord”, qui “cherche à manifester la volonté de ces candidats”. de rester attachés à leur pays d’origine.” “Ces partis se représentent eux-mêmes, vus notamment par les associations d’aide publique et la campagne audiovisuelle”, précise la circulaire.
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“Il est extrêmement préoccupant que nous contestions la lettre circulaire du ministère de l’Intérieur”, a déclaré mardi Julien Bayou, secrétaire national européen à l’écologie et aux verts et candidat à Paris, lors d’une présentation à tous les candidats du Nupes dans la capitale. Il y voit une “manœuvre complètement scandaleuse” visant à “tromper la représentation du résultat du premier tour”, car c’est cette nuance politique qui est utilisée pour analyser les résultats.
“Ils essaient de réduire notre score en nous présentant comme divisés”, renchérit Aminate Niacate, candidat du Nupes-EELV. “Ils essaient de nous effacer jusque dans les textes”, a également dénoncé Sofia Chikiru, candidate Nupes-LFI, notant que des difficultés avaient été constatées en Ariège et dans le Rhône notamment.
Service politique (avec AFP)
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