France

Stanislas Gerini défend la candidature de Jérôme Peira, condamné pour violences conjugales

Investi par “Ensemble !” dans le 4e arrondissement de la Dordogne, un ancien conseiller du cabinet d’Emmanuel Macron a été condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis en 2020.

“Je ne crois pas qu’il soit capable de violences faites aux femmes”, a déclaré mercredi Stanislas Gerini à franceinfo. Interrogé sur le candidat investi par “Ensemble !” En Dordogne, Jérôme Peira, condamné en 2020 à des violences conjugales avec 3.000 euros d’amende avec sursis, le délégué général de La République en marche (LaREM) a ajouté : “C’est un honnête homme.”

J’ai pris le temps de lire les considérants (décision, Note de l’éditeur), pour comprendre, pour savoir si en principe on pourrait avoir quelqu’un qui pourrait être capable de violence volontaire, je crois et je suis même infiniment convaincu que ce n’est pas le cas », a déclaré le patron des Marcheurs.

“Il obéira au jugement des Français”

L’investissement de 1995 du maire de La Roque-Gageac a suscité des remous dans le monde politique à l’approche des élections législatives. En Dordogne, où Jérôme Peira est candidat dans la 4e circonscription, les militants LREM ont également exprimé leur désaccord dans un communiqué. Sans effet au niveau national.

“Si j’avais la conviction voire le soupçon que nous entretenons une relation avec quelqu’un qui peut être violent et coupable de violences faites aux femmes, je n’accepterais jamais cet investissement”, a insisté la déléguée. Général d’En Marche.

Pourtant, comme le rappelle Mediapart, qui a reçu la condamnation, le tribunal correctionnel insiste sur autre chose que les faits décrits par la personne mise en cause. Alors que Jérôme Peira décrit désormais “corriger la cause”, il “a d’abord provoqué un geste de la main” et “saisi le poignet de son compagnon”. Et dans un deuxième temps, “après qu’on lui ait présenté des photos de la victime prises par les enquêteurs”, il “a adapté sa version aux autres hématomes et lésions constatés”.

Des versions qui n’ont pas changé la position du LaREM sur les élections législatives. Jérôme Peira “est déjà candidat, il a été réélu à sa mairie dès le premier tour, il recommencera”, a déclaré Stanislas Gerini.

“Et il obéira au jugement des Français, le seul valable, à travers les élections”, a-t-il ajouté.

Jacqueline Dubois, députée LaREMactuelle, “loyale, libre, déterminée”, a-t-elle dit, et qui n’a pas été réinvestie, a affirmé ce matin qu’elle était candidate à sa réélection.

“Je n’ai pas de mots”

Les propos de Stanislas Gerini ont provoqué la colère, notamment de la gauche. La responsable du programme Insoumis, Clémence Guetté, a énuméré sur Twitter les dommages subis par l’ancien compagnon de Jérôme Peira : « ITT de 14 jours, douleurs à la mâchoire, hématome de la face vestibulaire, syndrome d’anxiété post-traumatique ».

“Je n’ai pas de mots”, a déclaré la socialiste Lamia El Aaraj.

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Guillaume Lacroix, proteste contre le “piétinement des fondations”. Silence radio de l’autre côté du repos investi par la majorité.