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Recrue majeure pour la CAQ

C’est officiel, Caroline St. Heeler sera candidate à la CAQ de Sherbrooke, sa nouvelle maison. Elle fera l’annonce le 5 juin.

Il est évidemment impossible de sortir de la politique de l’ancien député du Bloc québécois, ancien maire de Longoi et ancien commentateur. Pour François Lego, c’est une grande recrue.

A 52 ans, sa carrière légendaire ferait l’envie de n’importe quel parti. Il en va de même pour ses valeurs personnelles, solides comme la pierre, ses compétences, sa droiture, son humanisme et sa remarquable capacité d’adaptation.

Moitié deuil, moitié dilemme

Longtemps souveraine, elle a désormais rejoint un parti nationaliste, mais pas moins fédéraliste.

Comme plusieurs anciens péquistes et anciens bloquistes qui ont fait le saut à la CAQ au fil des ans – à commencer par son cofondateur François Lego – Mme St-Hilaire comprend la réalité.

Le projet souverainiste, on le sait, n’arrivera pas de sitôt. Peut-être jamais. Pour de plus en plus d’indépendantistes, ce constat, mi-deuil et mi-dilemme, est douloureux.

Parce que la vie doit bien se passer, elle oblige ceux qui veulent servir le Québec d’une manière ou d’une autre à faire des choix. Parfois difficile. Parfois même dans l’arène de la guérilla.

Modèle de leadership

Cependant, il y aura de quoi qualifier Caroline St. Hilaire d’opportuniste. Après tout, la CAQ promet de rester au pouvoir encore un certain temps.

Cependant, c’est très mal à savoir. Son choix, elle l’acceptera totalement. Définitivement. Pour les femmes, en politique comme en affaires, Mme St-Hilaire est aussi un modèle de leadership.

Quand plusieurs élus annoncent qu’ils ne se représenteront pas le 3 octobre, ce n’est pas un détail. D’où un autre dilemme.

Caroline St. Hilaire affrontera Christine Labri, une députée de Québec solidaire – une excellente députée. La politique québécoise aura en fait besoin des deux.