France

“C’est un changement d’opinion, pas un changement de cap”, a déclaré l’Unef

De son côté, la Fage, le principal syndicat étudiant, a mis en garde sur “l’urgence d’agir concrètement et durablement pour les jeunes”.

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Publié le 20.05.2022 21:44 Mis à jour le 20.05.2022 23:18

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Suite à la nomination de Sylvie Retaillo à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur, vendredi 20 mai, l’Unef s’inquiète dans un communiqué de ce “changement d’opinion”, qui n’est “pas un changement de cap”. Selon le syndicat étudiant, le bilan de la nouvelle ministre à la présidence de l’université Paris-Saclé “démontre une forte continuité avec les réformes de son prédécesseur”.

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“Paris-Saclay est une université qui a été un laboratoire pour la vision du monde universitaire de la pastorale”, a déclaré l’Unef. Invitée de franceinfo, Imane Welhaj, présidente de l’UNEF, a dénoncé la “libéralisation complète de l’université”. Le Bureau des étudiants cite “des formations avec des frais d’inscription bien plus élevés que les frais d’inscription existants dans le cadre national” et “des formations différenciées dans certaines filières”.

Le premier syndicat étudiant de France souhaite rencontrer le nouveau ministre “pour exposer au mieux ses revendications”. Imane Welhaj espère que le problème de la précarité étudiante sera “une priorité au début du quinquennat, car les bourses d’aujourd’hui sont largement insuffisantes en raison de l’inflation”. Il y a encore des étudiants qui font la queue pour manger afin de pouvoir manger. »

“Ne faites pas d’économies en investissant dans notre jeunesse”, a déclaré la Fage, le premier syndicat étudiant depuis l’arrivée de Sylvie Retaillo, dans un communiqué. La Fage alerte sur “l’urgence d’agir spécifiquement et durablement pour les jeunes” et appelle à “mettre en place de vraies mesures pour les jeunes, leur éducation, leur émancipation et leur réussite”.

Pour le syndicat, “le premier projet du “nouveau gouvernement” devrait être une refonte majeure du système de protection sociale des étudiants en France, aujourd’hui inégalitaire et dépassé”. Il a souligné qu’après deux ans de crise sanitaire, “les jeunes voient que le coût de la vie augmente sensiblement”.

« Il est impératif de promouvoir une politique du logement qui réponde aux besoins »

Elle a également appelé à “construire une réforme ambitieuse des services de santé universitaires” et appelé à “des mesures fortes pour répondre au changement climatique”. La Fage prône enfin le “dialogue” pour “ces projets qui ne peuvent se construire sans intermédiaires et représentants de toute la communauté universitaire”.

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