Un sauna à Madrid, soupçonné d’être à l’origine de la transmission du monkeypox, a été contraint de fermer, ont confirmé vendredi soir à l’AFP les autorités sanitaires locales, alors que la maladie rare se propage en Europe et notamment en Espagne.
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Le sauna, un restaurant gay appelé El Paraiso et situé au cœur de Madrid, serait à l’origine de nombreuses infections dans la région de Madrid.
“Le sauna [El] Paraiso restera emprisonné pour les prochains jours par mesure de précaution face à un signalement d’une infection appelée virus du singe dans la région de Madrid, “tweeté, appelant à des preuves de responsabilité individuelle pour éviter la transmission”.
“La plupart des personnes déclarées positives ont quelque chose à voir avec cette orientation de l’émission”, a déclaré vendredi à la presse Enrique Ruiz Escudero, responsable de la santé de la région de Madrid, annonçant 21 cas confirmés et 19 cas suspects dans la région.
Selon lui, le nombre de cas recensés devrait augmenter dans les prochains jours.
En Espagne, la santé étant du ressort des régions, il peut y avoir des retards dans la transmission des données au ministère de la Santé.
En effet, au niveau national, le Ministère de la Santé se contente actuellement de confirmer 7 cas. Vingt-trois autres se sont révélés positifs après un test PCR qui a détecté la “variole non humaine” et doit maintenant être “cohérent pour déterminer le type de variole”. Il pourrait donc y avoir au total 30 cas si le séquençage confirme qu’il s’agit bien de la même maladie qui ferait de l’Espagne le pays le plus touché d’Europe.
Par ailleurs, plusieurs régions comme la Galice, le Pays basque ou l’Estrémadure ont également signalé des cas suspects de monkeypox.
Le monkeypox est un cousin de la variole qui a été éradiqué depuis une quarantaine d’années. Moins dangereux que son cousin, il entraîne d’abord de la fièvre, puis évolue rapidement en éruption cutanée, avec apparition de croûtes, notamment sur le visage.
La plupart des cas, mais pas exclusivement, sont survenus chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
Ces cas ne sont pas graves pour le moment. Bien qu’il soit trop tôt pour en être sûr, ils semblent provenir d’une souche assez bénigne du virus avec un taux de mortalité de 1 %.
Après les États-Unis, plusieurs pays européens ont été touchés par la variole, notamment le Portugal, la France et l’Allemagne.
Au total, 80 cas ont été confirmés et 50 autres font l’objet d’une enquête, selon l’Organisation mondiale de la santé.
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