France

Elizabeth Bourne fait un geste aux acteurs de la biodiversité

Elisabeth Borne, Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runacher à la rencontre d’associations impliquées dans la préservation de la biodiversité à Paris, lundi 23 mai 2022. BENJAMIN GIRETTE POUR LE MONDE

Une visite express au Muséum d’histoire naturelle ne suffira pas à s’opposer au cas “d’inaction climatique” ou “d’irresponsabilité envers l’environnement” dont souffre Emmanuel Macron. Mais les symboles comptent. Ce lundi 23 mai, la Première ministre Elizabeth Bourne a souhaité faire des promesses aux défenseurs de la biodiversité en les réunissant dans l’un des sites de conservation les plus emblématiques au monde : le Jardin des Plantes à Paris. Accompagnée de la ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Amélie de Monschalin et de la ministre de la Transition énergétique Agnès Panie-Runache, la locataire de Matignon a voulu montrer que sa première réunion de travail, quelques heures après le premier conseil ministériel de son gouvernement, était consacrée aux problèmes.

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“Il faut absolument accélérer (…). L’urgence est là », a-t-il ajouté, désireux de souligner le rôle inédit qu’il a joué : gérer la planification environnementale. Preuve, insiste-t-elle, que l’environnement devra “irriguer toutes les politiques” et qu’il “inclura tous les ministères”.

Discours sur la méthode

A l’approche des élections législatives des 12 et 19 juin, ce que ses détracteurs qualifient de sinistre exécuteur des réformes drastiques que souhaite le chef de l’Etat, et notamment des retraites, reste pendant une heure étrangement muet sur le projet de loi pourtant central de la seconde Le quinquennat d’Emmanuel Macron. Mais à l’heure où la formation de gauche, la Nouvelle Union populaire et environnementale (Nupes), emmenée par Jean-Luc Mélenchon, attire un nombre important d’électeurs, peut-être est-il plus juste de parler d’écologie que de prendre sa retraite à 65 ans. ?

“Si ça marche, on le fera. Mais si une idée est bonne et ne marche pas, eh bien, on ne la fera pas », a déclaré Amélie de Monschalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

Elizabeth Bourne le sait. Son capital de sympathie pour les défenseurs de l’environnement est faible. La première ministre a peut-être été ministre de la transition écologique pendant une courte période, mais l’élection de son gouvernement a attiré de son côté deux ministres, peu connus pour leur engagement en faveur du climat. “On ne peut pas dire que ce soit un bon signal”, a déclaré Alain Bougrain-Dubor, ancien animateur de l’émission de télévision Terre des Bêtes et aujourd’hui président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Mais “on ne juge pas les gens, on attend l’action”, a ajouté Stéphanie Clément-Grandcourt, directrice générale de la Fondation pour la Nature et l’Homme.

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