France

Éric Dupond-Moretti a de nouveau demandé l’annulation de la procédure

Les avocats d’Éric Dupond-Moretti ont déposé lundi 23 mai plusieurs requêtes devant la Cour de la République (CJR), dont l’annulation de la procédure d’intérêt illégal, qui est adressée au garde des sceaux, a-t-on appris de sources proches du dossier. . La CJR, seule juridiction habilitée à poursuivre des ministres pour des crimes commis dans l’exercice de son mandat, statuera le 14 juin, ont indiqué des sources.

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Parmi les revendications figure l’audition de Céline Pariso, présidente de l’Union des magistrats (USM), l’un des syndicats qui a porté plainte auprès de l’association Anticor pour dénoncer des conflits d’intérêts dans deux affaires. Les avocats du ministre souhaitent également qu’Henri-Claude Le Gaul, magistrat honoraire à la retraite et ancien président du CJR entre 2000 et 2012, soit entendu pour des demandes en nullité déposées par le ministre. Ils ont également réclamé l’annulation de l’information judiciaire ouverte en janvier 2021, qui mérite que l’ancien avocat, reconduit vendredi dans le cabinet, soit inculpé d'”intérêts illégaux” à partir de juillet 2021.

“Charges suffisantes”

Les avocats de la garde des sceaux ont déjà demandé en vain l’annulation de cette procédure. Cette audience devant la CJR a eu lieu alors que le procureur général près la Cour de cassation, François Molin, qui représente le procureur devant la CJR, a demandé début mai un procès contre le ministre, estimant qu’il y avait “des charges suffisantes contre lui”. Le ministre, entré au gouvernement à l’été 2020, est soupçonné d’avoir profité de sa position pour s’occuper de magistrats avec lesquels il a eu des démêlés alors qu’il était avocat dans deux affaires.

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Le premier concerne l’enquête administrative qu’il a ordonnée en septembre 2020 contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF), qui se sont fait dépouiller de ses factures de téléphone détaillées (“fadettes”) alors qu’il était encore star du bar. Dans le second, il est accusé d’avoir engagé une procédure administrative contre un ancien juge d’instruction monégasque, Edouard Levro, qui a mis en examen l’un de ses anciens clients. Eric Dupont-Moretti conteste les faits, affirmant qu’il “n’a fait que suivre les recommandations de son administration”. Convoqué en mars et début avril pour un réexamen par les magistrats du CJR, il a refusé de répondre à leurs questions.

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