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Changer le Québec avec l’immigration

Le ministre Bullet est ridicule. Il voulait recevoir 58 000 immigrants un an plus tôt aujourd’hui. Mais au cours des 20 dernières années, le nombre annuel maximal d’immigrants a été d’environ 55 000, au milieu du gouvernement libéral.

Bullet a changé d’avis. Téléphone de MP ? Il revient à l’objectif de 50 000 immigrés par an.

Avec 50 000 immigrés par an, on atteint 1 000 000 d’immigrés en 20 ans ou une génération. Autrement dit, environ 12 % d’immigrants de plus dans la population, en supposant une légère augmentation de la population. Ainsi, le Québec comptera environ 37 % d’immigrants en 2042, comparativement à environ 25 % actuellement.

Mais cela ne suffit pas pour Québec solidaire, qui veut plus d’immigrants.

Avant qu’ils ne m’appellent, je veux clarifier une chose : j’ai épousé un immigré. Donc je n’ai rien contre les immigrés. En fait, je connais bien la région.

Nous avons certainement besoin d’immigrants pour maintenir notre niveau d’activité économique.

Mais nous nous trompons à plusieurs égards.

Illusions

Premièrement, rien n’indique que les immigrants de langue française continueront de le faire, même si le français est leur langue maternelle. J’ai souvent remarqué qu’un grand nombre d’immigrants francophones demeurent très intéressés à rejoindre la majorité anglophone en Amérique du Nord s’ils le peuvent. Ce phénomène se confirme quotidiennement dans les écoles primaires et secondaires de Montréal et des environs.

Deuxièmement, les immigrants ne viennent pas ici avec des esprits sans culture. Pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, lorsqu’ils s’engagent dans des métiers qui demandent une certaine expérience scientifique ou technique, pour le pire, lorsqu’ils apportent avec eux des croyances médiévales, une culture antidémocratique ou des pratiques corrompues.

Enfin, les communications Internet ralentissent le processus d’assimilation. Cette assimilation, qui s’est déroulée sur environ trois générations et pour laquelle le multiculturalisme sert de tremplin, risque de s’étendre à un nombre indéfini de générations avec une population immigrée certes intégrée mais non assimilée. Avec le temps, il existe un réel danger que l’inimitié violente entre les nations se reproduise fortement au Québec.

Réaction économique

Les immigrants récents sont le premier coup dur en période économique difficile. Le Québec manque actuellement de main-d’oeuvre. Mais ce ne sera probablement plus le cas dans dix ans. Comment ces immigrants récents seront-ils protégés contre la réaction économique ?

Nos dirigeants montrent souvent une compréhension superficielle de l’immigration.

Avec 50 000 immigrants par année, le gouvernement Lego risque de changer profondément la nature de la société québécoise – ces changements ont déjà commencé.

Mais son gouvernement n’est pas prêt à les diriger ou à s’occuper d’eux.

Et le gouvernement de Justin Trudeau aggrave les choses.

En fait, les questions dépassent la simple question du rapatriement du pouvoir au Québec, même si cela aiderait.

Ils affectent la façon de vivre des Québécois et la fierté de s’identifier au Québec. Cependant, la concurrence extérieure s’intensifie.