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Fluoré près de Lyon : le maire porte plainte

Une plainte contre X a été déposée à la suite des révélations d’une enquête journalistique sur la présence de perfluorures suspectés d’être cancérigènes à Pierre-Bénite, près de Lyon, dans la vallée chimique, a appris l’AFP vendredi 27 mai auprès du maire Jérôme Moroz.

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Selon Jérôme Moroge, cette plainte pour menace sur la vie d’autrui dans cette ville au sud de Lyon vise à “faire la lumière sur la situation” suite aux révélations de l’Envoyé Spécial diffusé le 12 mai sur France 2. Dans ce reportage réalisé à A Pierre-Bénite, près de l’usine Arkema, le journaliste Martin Budo a lui-même prélevé des échantillons d’eau, d’air, de sol et de lait maternel, analysés dans un laboratoire aux Pays-Bas et contenant des taux de perfluorure supérieurs à divers seuils.

Polluants perpétuels

Parfois appelés « contaminants perpétuels », les composés perfluorés (PFC) et polyfluoroalkyles (PFAS) sont une famille de produits chimiques synthétiques comprenant plus de 4 700 molécules, dont certaines sont soupçonnées d’avoir des effets sur la santé. En France, cependant, certains composés perfluorés ne sont pas couverts par les normes. Les PFAS devraient être inclus dans l’analyse sanitaire de l’eau potable d’ici 2026 comme mauvais en 2022 », a ajouté Jérôme Morog.

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“On nous dit depuis des années que les perfluorures ne sont que dans l’eau, mais le témoignage du journaliste montre clairement que c’est dans le sol et dans l’air. Alors qui nous a menti et pourquoi ?, a demandé l’édile, qui a contacté les bureaux d’études avec les maires des communes voisines pour prélever de nouveaux échantillons. Au lendemain de la diffusion du reportage, la préfecture a indiqué dans un communiqué que la DREAL ne disposait pas “de la méthodologie détaillée utilisée lors de cette enquête”.

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Après une série d’inspections dans les eaux du Rhône en mars, le préfet du Rhône Pascal Mayos a pris mardi deux arrêtés pour renforcer le contrôle des perfluorines dans les rejets liquides des usines chimiques Arkema et Daikin au sud de Lyon. Sans attendre le contrôle des PFAS dans l’eau potable jusqu’en 2026 et “en application du principe de précaution, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes mettra en place une surveillance des PFAS dans les eaux brutes, épurées et distribuées, jusqu’à l’été 2022, pour les eaux de distribution de les bassins versants du Groenland et du Terney », a-t-il ajouté.

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Selon la préfecture, “à ce stade de l’analyse” l’ADR “ne recommande pas de limiter la consommation d’eau de distribution” dans ce secteur. Interrogé récemment sur France 3, le directeur du site Arkema de Pierre-Benite, Pierre Clossier, a déclaré ne pas “contester” avoir rejeté ces produits chimiques, notamment le Pfunda, mais “on ne comprend pas, car aujourd’hui ces produits, nous ne les utilisons pas, nous ne les produisons pas.”

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