Les avis d’experts se multiplient. Le Québec devra s’affranchir complètement des leviers de l’immigration afin de limiter le déclin des Français. Mais que feront les Khakis face à la nouvelle dérogation fédérale ? Que peut-il se passer ensuite ?
• Lire la suite : Bulletins de la semaine à l’Assemblée nationale
François Lego, devenu spécialiste de l’humeur des Québécois, peut dire que “personne ne fonce dans les autobus” pour que Québec rapatrie les pouvoirs d’immigration, comme il l’a fait pour enterrer son engagement à réformer le système électoral.
Les citoyens sont surtout préoccupés par l’inflation. A travers le coût sans cesse croissant du ravitaillement en carburant et de leur panier d’épicerie.
Déjà loin en tête dans les sondages, les Qaqis savourent le thème imposé à la campagne électorale puisqu’ils se sont installés comme “portefeuille champions” des Québécois depuis 2018.
François Lego a non seulement tenu tous ses engagements sur ce sujet, mais a également ajouté plusieurs couches en raison de la hausse des prix. 400 $ pour les couples moins aisés plus tôt dans l’année. 500 $ par contribuable qui gagne moins de 100 000 $ dans le budget de Girard.
Il laisse la possibilité de donner plus de ces jours-ci, mais il s’agira davantage d’un engagement électoral, qui se concrétisera rapidement à l’automne immédiatement après la réélection, nous assurent des sources gouvernementales.
l’avenir de la nation
Cependant, dans le cas du pouvoir de sélection dans l’immigration, M. Lego lui-même a déclaré qu’il s’agissait d’une question cruciale pour l’avenir de la nation.
Les professeurs Pierre Forten et Marc Termotte, nommés par son gouvernement, exhortent le Québec à reprendre “le contrôle direct sur l’immigration permanente qu’il a perdue” en rapatriant les pouvoirs d’immigration temporaire.
François Lego a déjà interpellé la direction du programme de regroupement familial pour augmenter la part de l’immigration francophone, mais Justin Trudeau n’a pas bronché.
Le Parti québécois cherche à lister les refus du gouvernement fédéral suite à l’élection de la CAQ : pas de déclaration de revenus unique, pas d’augmentation des transferts en santé, pas de pouvoirs supplémentaires en matière d’immigration.
Même avec l’interdiction des armes à feu, dans un contexte où la flambée de violence est inquiétante, François Lego met très peu de pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il agisse.
Pour se défendre, le premier ministre a cité des accords conclus avec Ottawa jeudi, dont “l’accord de 6 milliards de garde d’enfants sans aucune condition”. Il ne s’agit pas de faire du profit. Le choix du gouvernement Trudeau d’établir un programme national de garderies au Québec n’était qu’une question de juste part de compensation.
Les vrais combats
Que feront les Khakis pour de vrais combats ? M. Lego a évoqué la nécessité d’un “mandat fort” pour les négociations.
Il en a déjà un. Il est entouré d’une “pédagogie qu’il faut faire” pour éduquer les Québécois. On mise aussi sur le fait que « Justin Trudeau n’est pas éternel ».
En cas de refus répétés d’Ottawa, François Lego n’entendant pas menacer l’indépendance, quelles sont les autres options ?
Peut-être mettre sa popularité et son poids dans la balance pour demander au Québec de voter pour un autre parti fédéral? Et attendez, il y a déjà eu des expériences sans succès.
Lorsque François Lego quitte la politique, il risque de laisser le fardeau aux successeurs de la CAQ de décider des mesures à prendre après avoir manifesté l’intolérance fédérale.
Si Simon Jolin-Barrett et Sonia Lebel sont impliqués, les options stratégiques peuvent être très différentes.
La CAQ peut-elle demeurer une coalition harmonieuse de fédéralistes et de séparatistes en pause?
Add Comment