Un groupe de défense du droit au logement a vivement protesté contre l’inaction de la CAQ face à la crise du logement lors du congrès national du parti samedi.
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“Nous n’avons pas de quoi être fiers alors que des centaines et des centaines de ménages sont sur le point de perdre leur logement pendant la saison des déménagements, que les loyers sont devenus inabordables pour de plus en plus de locataires, que de plus en plus de ménages sont expulsés et que le logement social se construit dans la boue et la crasse », a condamné Veronica Laflam, porte-parole du Front populaire pour le développement urbain (FRAPRU).
Alors que le logement continue de se détériorer et s’annonce particulièrement difficile le 1er juillet, une centaine de locataires de marque ont voté devant le Centrexpo Cogeco de Drummondville, où les membres de la Coalition Avenir Québec (CAQ) siègent au Congrès national.
Selon le FRAPRU, la ville de Drummondville, où se tient le congrès de la CAQ, est elle-même un symbole de la crise du logement. En 3 ans, le pourcentage de logements vacants y a fortement baissé, atteignant actuellement 0,2 %, soit quinze fois moins que le pourcentage considéré comme équilibré.
L’an dernier, 34 ménages locataires s’y sont retrouvés sans abri ; 760 ménages ont utilisé le service de recherche de logement mis en place par le Service d’habitation de Drummond.
Le FRAPRU regrette également que le projet de loi 37, déposé il y a quelques jours, qui prévoit que les nouveaux propriétaires pourront continuer à augmenter leurs loyers pendant une durée illimitée allant jusqu’à trois ans au lieu de cinq, ne prévoit rien contre les expulsions frauduleuses, qui pourtant contribuer à augmenter le nombre de ménages à risque de sans-abrisme.
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