France

Le PSPP appelle au “courage” de ses militants péquistes

Au lendemain de la publication des résultats d’une étude désastreuse sur lui et sa formation, le chef du Parti québécois (PQ) a demandé à ses combattants de rester courageux et de lutter, sans excuses, pour l’indépendance.

• Lire aussi : Environnement : Lego surpris par le degré d’insatisfaction

• À lire aussi : Batailles régionales pour le Québec

• Lire aussi : PSPP et fake news

A l’aube de la bataille électorale, qui s’achèvera à l’automne, le leader, Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP), a tenté de motiver ses troupes en prononçant un discours axé sur l’indépendance lors du Conseil national de sa formation à Busherville ce samedi. . .

Il a demandé aux députés de ne pas “avoir peur” de s’impliquer, persuadés qu’ils étaient “du bon côté de l’histoire”.

Thierry Lafors / Agence QMI

“Nous ne reculons pas, nous ne dévions pas, nous ne nous excusons pas, nous ne changeons pas d’avis et nous nous battrons”, a déclaré le dirigeant sous de vifs applaudissements.

Son parti doit hardiment “prendre en charge” ses convictions, a-t-il déclaré.

Pourtant, l’enthousiasme des nombreux combattants présents au Conseil national ne semble pas se refléter dans l’opinion publique. Les résultats du dernier sondage de Léger, publiés vendredi dans le magazine, placent le PQ bon dernier, avec seulement 8 % des voix.

Thierry Lafors / Agence QMI

Le résultat pour le leader est encore plus désastreux, avec seulement 2% de la population pensant qu’il deviendra le meilleur Premier ministre.

“C’est une question de recul, il y a une marge de progression”, a déclaré le député Pascal Bérubé, assurant que le résultat des élections était loin d’être joué.

Le gouvernement de coalition Avenir Québec (CAQ) et le premier ministre occupent la première place selon le sondage avec 46 % d’appuis pour le parti et le chef.

Entretien de l’unité

Lors d’un point de presse, Saint-Pierre Plamondon a déclaré qu’il “n’avoue jamais rien” et que les choses pourraient changer rapidement en politique.

Thierry Lafors / Agence QMI

« François Lego passe à la télé tous les jours, je ne sais combien de fois plus que moi. C’est une réalité”, a déploré le PSPP.

Le chef du PQ a également reçu l’appui d’Yves-François Blanche, chef du bloc québécois. “Je suis PQ”, a-t-il confirmé dans un discours. Il a tenu à rappeler aux adhérents que “la campagne n’est pas terminée” et qu’en fait “elle n’a même pas commencé”. Sur scène, il a fait la promotion de la mise en place de la loi 101 au cégep et a subtilement pointé du nez François Lego, arguant que le Québec aurait peut-être besoin de plusieurs idées à l’Assemblée nationale.

Le premier ministre, qui dispose déjà d’une majorité de 76 sièges, souhaite un mandat encore plus fort pour améliorer le rapport de force avec Ottawa.

Cécité intentionnelle

Paul St. Pierre Plamondon a également utilisé sa tribune pour attaquer ce « nationalisme défensif » du gouvernement CAQ auprès du gouvernement fédéral.

Selon lui, c’est “l’aveuglement délibéré”.

Il a mentionné que toutes les demandes du premier ministre François Lego avaient échoué contre Justin Trudeau, ainsi que sur les questions d’immigration.

Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?

Avez-vous une cuillère qui pourrait intéresser nos lecteurs ?

Écrivez-nous ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

La seule solution pour compenser le rejet constant des revendications québécoises d’Ottawa est l’indépendance, a insisté le PQ à plusieurs reprises.

“C’est plus facile de fermer les yeux que de dire les choses telles qu’elles sont. La vérité, c’est que la langue française s’effondre, notre culture au Québec s’effondre, notre démocratie s’effondre. “Notre capacité à faire nos propres choix sur notre territoire s’amenuise”, a plaidé le dirigeant, ridiculisant au passage les méthodes politiques de François Lego.

“En supposant qu’il obtienne quelques députés de plus aux prochaines élections, quel sera le plan du jeu, le rapport de force ? Aurez-vous envie de voter à nouveau pour un conservateur ? Aurons-nous François Lego nous invitant à voter ? [Pierre] Poilievre ? Ou mieux encore, voter pour Jean Charest ?