Alors, suivez-vous le procès en diffamation de six semaines de Johnny Depp contre son ex-Amber Heard ? Avez-vous lu avec horreur (ou avec plaisir) les histoires de « caca au lit », de bouteilles cassées, de crises de nerfs, etc. ? ?
S’il y a des leçons à tirer de cette étude largement médiatisée, c’est que :
- Il n’y a qu’une seule place pour le procès de l’individu qui est au tribunal;
- Ne dites jamais « nous vous croyons » à une femme tant que vous ne connaissez pas tous les faits ;
- Une fois votre réputation ébranlée devant des millions de personnes, il est très difficile de revenir en arrière.
MAUVAISE RÉPUTATION
Je vais vous donner un exemple parmi tant d’autres : Amber Heard a témoigné sous serment qu’elle craignait que Johnny Depp ne la jette dans les escaliers à cause de l’affaire Kate Moss. Qu’est-ce que c’est ? Depp aurait poussé le top model Kate Moss dans les escaliers quand ils étaient en couple. C’est pourquoi nous avons Kate Moss à témoigner, qui dit qu’elle est vraiment tombée dans les escaliers en vacances avec Depp parce qu’elle a glissé sur un sol mouillé.
Depp est venu à son aide, a pris soin d’elle et a appelé à l’aide.
Comprenez-vous à quel point une simple “rumeur” ou un commérage peut être dévastateur à propos d’un individu ? Répéter un million de fois, “On dirait que Depp l’a fait”, pour devenir une étiquette qui vous colle à la peau ?
Je vois passer des articles : le procès Depp-Hurd : la sentence TikTok ; Le procès Depp-Hurd : ce que disent les médias sociaux.
J’ai même lu dans le Toronto Star : « Quoi qu’il arrive au tribunal de Virginie, Depp a déjà gagné là où ça compte le plus : le tribunal de l’opinion publique. » Que voulez-vous dire par « là où ça compte le plus » ? L’avis de @joeblow92 ou @grostotons362436 est-il plus important que celui d’un jury civil ?
« Phrase TikTok » ? Mais on s’en fiche, les amis ! Il n’y a qu’une peine qui compte, un seul tribunal qui compte, un seul procès qui compte : celui de la justice avec un J majuscule.
L’avenir de Depp et Hurd est entre les mains du jury. C’est tout, c’est tout, comme on dit à Hollywood.
Au cours des dernières années, il y a eu une tendance à utiliser le vocabulaire juridique partout dans les médias. Par exemple : il ne faut jamais dire pour un individu X qu’il est « accusé » de ceci ou de cela, à moins qu’il ne soit… accusé ! Cela crée une confusion dans la société, qui ne fait plus la distinction entre allégations, accusations, culpabilité, condamnation, condamnation, etc. Nous devons apprendre à parler du plaignant au lieu de le dire à la victime.
AUDI ALTERAM PARTEM
La leçon la plus importante de ce processus est peut-être la suivante : vous ne pouvez pas juger (et condamner) une personne tant que vous n’avez pas entendu les deux versions de l’histoire.
C’est la base du pouvoir judiciaire dans un État régi par l’État de droit.
Et cela doit aussi être la base de notre système médiatique.
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