Les enquêteurs examinant les allégations d’inconduite à l’Unité permanente de lutte contre la corruption (UPAC) ont recueilli des preuves explosives de la façon dont l’organisation était dirigée sous Robert Lafrenier.
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Nous reproduisons dans les pages suivantes six de ces révélations.
Elles sont contenues dans des documents présentés en 2020 au juge André Perot dans le cadre d’un procès visant notamment les anciens ministres Natalie Normando et Marc-Ivan Kote, alors accusés d’escroquerie et de corruption.
Archives photos de Jean-François Degan
Le juge Perot a ordonné la suspension des poursuites contre les anciens ministres, estimant que Robert Lafrenier et certains de ses partisans avaient commis un « délit grave » en organisant une « fausse enquête », Projet A.
Aucune accusation n’a été déposée dans le dossier sous serment à ce jour.
Hier, M. Lafrenière n’a plus répondu à nos appels. Ces derniers jours, il a pourtant assuré en entrevue à Radio-Canada et La Presse qu’il a toujours fait son travail honnêtement et qu’il n’a rien à se reprocher.
1) Lafrenière avait peur d’aller “passer la vadrouille”
Archives photos, Ben Pelos
L’ancien chef de l’UPAC, Robert Lafrenrier, a été horrifié d’apprendre qu’il avait secrètement parlé à un journaliste de La Presse pour dénoncer la lenteur du travail du directeur des poursuites et des poursuites (DPCP).
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2) Bière à Lafrenière
Archives de l’Agence QMI Photo
Alors qu’ils se retournaient, deux policiers impliqués dans une enquête sur des fuites médiatiques de l’UPAC ont été «convoqués» à une réunion à la résidence privée du commissaire Robert Lafrenière.
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3) “Ce sont nos mensonges”
Photo tirée de sa page LinkedIn
La décision du DPCP en septembre 2018 de ne pas contester la demande du député Guy Ouellette pour la restitution de ses biens saisis a choqué l’UPAC au point de faire pleurer sa porte-parole Anne-Frédéric Lawrence. .
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4) La Couronne et la police avaient des doutes
Tant la Couronne que la police du Québec avaient de sérieux doutes sur l’enquête lancée par l’ancien chef de l’UPAC pour retrouver l’auteur des fuites médiatiques, une enquête désormais qualifiée de “fausse” par un juge de la Cour du Québec.
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5) Documents d’enquête Mâchurer oubliés dans les toilettes
En décembre 2016, un enquêteur-analyste de l’UPAC retrouve des documents confidentiels de l’enquête Mâchurer oubliés… dans une salle de bain.
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6) L’arrestation de Normando est accélérée
Archives photographiques de Stevens LeBlanc
Les arrestations des anciens ministres Natalie Normando et Marc-Ivan Kote le même jour que le budget auraient été précipitées à la demande du commissaire Robert Lafrenière alors que les enquêteurs n’étaient pas prêts.
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