Rapports
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Si les plus riches voient dans l’usage généralisé des services domestiques un moyen de se débarrasser du temps libre, les plus pauvres y voient une source d’insécurité croissante, selon un rapport de l’Observatoire des inégalités publié mercredi.
Il y a une certaine maxime héritée de Benjamin Franklin, “Le temps, c’est de l’argent”. Et il y a une manière très précise dont ceux qui l’ont le traduisent : en achetant littéralement le temps des autres pour le consacrer à autre chose que les tâches quotidiennes. “Vous payez quelqu’un qui passe l’aspirateur et nettoie pour avoir plus de temps à passer avec ses enfants ou aller au cinéma. Les personnes les plus riches utilisent à grande échelle les tâches ménagères (ménage, garde d’enfants, soins aux personnes âgées)” constate le rapport de l’Observatoire des inégalités sur les riches en France, publié ce mercredi. Selon une étude du ministère du Travail, citée dans le rapport, “Un tiers des ménages appartenant aux 10% les plus pauvres utilisent ce type de service contre 6% de ceux appartenant aux 10% les plus pauvres”.
Dès 1990, le philosophe André Gortz l’introduisait le monde diplomatique une analyse saisissante de ce phénomène alors naissant. “La création d’emplois n’a plus pour fonction de gagner du temps de travail à l’échelle de la société, mais de faire perdre du temps de travail pour le plus grand plaisir de la minorité que des riches.” observe l’écologiste, expliquant : “Les deux, ou presque…
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