France

“Nier les faits au coeur du mal français”

CHRONIQUE – Le récit officiel après les violences autour du Stade de France, en marge de la finale de la Ligue des champions, cache obstinément la réalité. L’État cache sa faillite comme un enfant cache sa bêtise.

Que coûte la parole de l’Etat ? Il doit être doré; c’est du plomb. Elle prétend, accuse, falsifie. Cela s’apparente à la propagande des régimes épuisés : ils n’arrivent plus à convaincre de leur utilité, leurs dirigeants ne survivent que par fraude, négation des faits, identification de faux coupables. C’est ce basculement que l’on observe en France, lorsque le gouvernement, incapable de contrôler la mission fondamentale de sécurité publique, en vient à déformer les preuves pour camoufler ses insuffisances. Samedi, les violences autour du Stade de France (Saint-Denis) à l’occasion de la finale de football de la Ligue des champions étaient en grande partie l’œuvre de jeunes bandits et braqueurs venus des villes voisines. Ils s’en sont pris aux supporters britanniques et espagnols venus pour le match Liverpool – Real Madrid. Pourtant, le récit officiel occulte obstinément cette réalité.

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