France

Comment l’infectiosité des souches de COVID-19 est-elle comparée ?

Ce texte est extrait de notre newsletter “Le Courrier du coronavirus” du 6 juin 2022. Pour vous inscrire, cliquez ici.

Le taux de transmission des sous-variants circulants est très difficile à déterminer pour les scientifiques car ces souches changent constamment. La comparaison de l’infectiosité des principales souches est encore vertigineuse.

Le degré de reproduction dans le graphique fait référence à R0 ou au nombre de réinfections dans un environnement idéal, c’est-à-dire. pas de vaccin ni d’espace confiné. Cet univers n’existant pas, des modèles mathématiques faisant intervenir ces barrières artificielles permettent d’en déterminer la moyenne et l’écart type. L’indice reproduit dans le tableau n’est pas exact, mais donne “de l’ordre”, indique Mathieu Mahe-Giroud, spécialiste de l’épidémiologie des maladies infectieuses à l’Université McGill.

Ce pourcentage “idéal” varie également d’un pays à l’autre en fonction des mesures de santé publique en vigueur. « R0, qu’on mesurerait en été, sera différent de R0, qu’on mesurerait en hiver au Québec. Même pour la souche Wuhan, R0 varie selon la population », explique Maheu-Giroux.

La vitesse réelle, Rt, est beaucoup plus faible et les autorités tentent depuis deux ans de la maintenir en dessous de 1 pour que la transmission soit retardée.

Le Rt québécois du coronavirus est inférieur à 1 depuis début avril. Début mai, cependant, il a recommencé à augmenter et se rapproche du seuil à partir duquel la pollution s’accélère.

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