Une jeune femme qui était complètement inféodée à son ex-mari sous prétexte qu’elle avait signé un contrat à cet effet, permettant à Mike Olivier de faire de lui ce qu’elle voulait, a confié qu’elle revivait avec les séquelles de la relation toxique.
La victime de Mike Olivier n’avait que 14 ans lorsqu’elle l’a rencontré. Dès lors, l’homme de 23 ans a réussi à “tisser la toile” de relations de domination et d’obéissance avec elle, selon le procureur de la Direction des poursuites pénales et pénales (DPCP).
Sous prétexte d’un contrat rédigé par Olivier et signé par la victime, l’accusé va contrôler sa vie entière. La jeune femme sera punie dans son coin, sera giflée et devra même dormir nue sur le tapis de la chambre alors que Mike Olivier n’est pas content du comportement de son partenaire.
Accord signé
L’homme de 30 ans a maintenant été reconnu coupable de violence domestique, bien que sa défense ait déclaré que l’accord, signé par son ex-femme, démontrait son accord avec les règles de vie qu’il s’était imposées.
Pourtant, mardi, lors de l’annonce de la peine, l’homme ne semblait pas avoir laissé sa relation de côté, malgré avoir purgé près de deux ans de prison.
“Je ne renierai jamais cet amour”, a témoigné l’homme, qui attend une autre condamnation pour violences et agressions sexuelles sur deux autres requérants. Il ajoute qu’il n’a pas l’intention d’entamer un divorce car ils sont mariés, et qu’il est même « ouvert » à la revoir.
“Isolement presque complet”
Quant à la victime de 20 ans, elle vit toujours avec les séquelles des violences physiques et psychologiques qu’elle a subies. “Il y a certaines parties de mon corps qui ont été déclarées zone sinistrée”, écrit-elle dans une lettre lue au juge Thomas Jacques.
Elle a vécu longtemps dans « un isolement presque complet du monde extérieur » après avoir porté plainte et a constamment craint qu’Olivier ne revienne à Laurier-Station. “J’ai installé deux serrures supplémentaires et même cela ne m’a pas fait me sentir en sécurité. »
Le ministère public veut une peine “sévère” de cinq ans de prison contre l’accusé, qui minimise toujours les faits, dénigre sa victime et est dégagé de toute responsabilité. La défense souhaite une peine de deux ans de moins par jour, offrant un calcul global de la durée de la détention préventive. Le juge Jacques a porté l’affaire devant le conseil.
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