France

quatre jours avant le vote, le scrutin à l’issue incertaine

Johanna Ada-Netter distribue ses tracts sur les élections législatives à Shalabre (Aude), le 3 juin 2022. ALEXANDRE OIL FOR THE “WORLD”

Rien ne fonctionne. A quatre jours du premier tour des législatives, ces élections peinent à intéresser les Français. Une campagne qui a finalement ressemblé à celle de la pré-présidentielle, où rien n’a été pris et où le choix des électeurs s’est structuré avec un retard d’environ trois votes utiles – pour Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon ou Marin Le Pen – aboutissant à trois titres de le paysage politique.

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Ainsi, les intentions de vote en faveur des candidats de la Nouvelle Union Populaire, Environnementale et Sociale (Nupes, regroupant les principaux partis de gauche) se sont élevées à 27,5% (marge d’erreur de plus ou moins 1,1 point, plus de 0,5 point par rapport à mi-mai). Les candidatures de la majorité présidentielle (Ensemble !, réunissant La République en marche – qui deviendra la Renaissance après l’élection -, MoDem et Horizons), recueillent quant à elles 28 % des suffrages (chiffre stable, même marge d’erreur). Enfin, si l’on additionne les résultats prévisionnels des candidats d’extrême droite – Rassemblement national (20%, erreur tolérable de plus ou moins 1 point, un point en moins par rapport à la vague précédente) et Reconquête ! (5,5 %, erreur tolérée de plus ou moins 0,6 point, en baisse de 0,5 point par rapport à mi-mai) – on atteint un total de 25,5 %. Ces trois familles représentent donc plus de 80% des intentions de vote.

Tels sont les principaux enseignements de la douzième vague de notre sondage, réalisé du 3 au 6 juin par Ipsos-Sopra Steria, en partenariat avec le Centre d’études de sciences politiques (Cevipof) et la Fondation Jean Jaurès pour Le Monde. La force de notre panel tient à son amplitude puisque l’échantillon utilisé est de 10 826 personnes. Les intentions de vote sont calculées par les répondants « sûrs de voter, qui ont déclaré leur intention de voter », c’est-à-dire. 6080 personnes. Résultat : La marge d’erreur est très faible (entre 0,2 point et 1,1 point).

A une très forte abstinence. Avec un indice de participation compris entre 44% et 48% (poids moyen de 46%, moins d’un point en deux semaines), l’élection du 12 juin semble s’acheminer vers une abstention record. Nous vous rappelons qu’en 2017 le taux de participation au premier tour des élections législatives était de 48,7% et n’a jamais été aussi faible. De même, l’intérêt pour les élections législatives a chuté de quatre points : 70 % des personnes interrogées ont déclaré être intéressées par les élections, contre 74 % il y a deux semaines. Cependant, il faut faire attention. Pour l’élection présidentielle, la légère hausse de la participation s’est produite dans les dernières heures.

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