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Montréal veut diversifier ses sources de revenus

La ville de Montréal veut obtenir 300 millions de plus en diversifiant ses sources de revenus pour éviter des hausses trop drastiques des taxes foncières.

Posté à 14h46

Isabel Ducas Presse

Plusieurs exemples de nouvelles sources de revenus sont fournis : la mise en place d’une taxe de séjour et une augmentation des tarifs de stationnement en centre-ville, où l’administration réfléchit à la création d’une zone à faibles émissions de GES.

Actuellement, la taxe foncière représente 63 % des recettes de la ville, qui souhaite réduire sa dépendance à cet égard.

“Les villes ont des responsabilités croissantes, mais les sources de revenus sont limitées. La taxe foncière ne suffit plus, il faut aller plus loin. À Montréal, comme dans d’autres villes du Québec, nous n’avons pas d’autre choix que de trouver de nouvelles sources de revenus pour faire face à ces nouvelles responsabilités », a déclaré la mairesse Valérie Plant en conférence de presse lundi.

“Montréal est dans le contexte d’un équilibre budgétaire encore fragile”, a ajouté Dominic Olivier, président du comité exécutif. « En plus de devoir jouer son rôle traditionnel de prestation de services immobiliers tels que le déneigement, les poubelles, l’entretien du domaine public, la Ville de Montréal est de plus en plus appelée à assumer les coûts et les responsabilités découlant de notre statut de métropole. , comme le logement, le développement communautaire et la lutte contre l’itinérance. »

C’est pourquoi Valérie Plant a annoncé le lancement d’un projet pour repenser la fiscalité de Montréal, tel que mentionné dans le dépôt du dernier budget municipal.

Premièrement, un forum sur la fiscalité à Montréal sera organisé en octobre 2022 avec des partenaires de toute l’agglomération pour établir un consensus sur le rôle et les responsabilités de la métropole, ses contraintes budgétaires et l’importance de la justice fiscale et territoriale.

Puis, au printemps 2023, se tiendra un Sommet sur la fiscalité municipale qui réunira tous les partenaires du milieu municipal et des représentants de la société civile. Son objectif sera d’identifier des moyens précis d’économies de coûts, de nouvelles sources de revenus récurrentes et des mesures fiscales susceptibles d’être négociées lors du renouvellement de l’Entente de partenariat financier 2020-2024 entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, qui expire le 31 décembre 2024.

La Ville de Montréal mettra également en place un comité d’experts pour l’accompagner dans cette démarche. Cette commission, qui sera nommée d’ici fin juin, sera composée de scientifiques, d’acteurs présents sur le terrain et de représentants de la société civile ayant une expérience de l’éco-fiscalité, du financement de grands projets et qui ont une bonne connaissance du milieu communal.

L’opposition à la mairie s’est engagée à participer à l’exercice, mais a regretté qu’il ait fallu cinq ans à l’administration pour présenter le projet fiscal.

“Nous devons trouver collectivement un moyen de mieux financer les infrastructures et les services aux citoyens. Les municipalités sont tributaires des taxes foncières. En revanche, il ne faut pas le faire au détriment des portefeuilles des contribuables, qui sont pris en flagrant délit de rendre la vie plus chère », a déclaré Aref Salem, un chef de file de l’opposition.

En savoir plus

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    SOURCE : Ville de Montréal