France

La taxe scolaire augmentera d’un maximum de 3 %

Alors que le premier ministre évalue à 50 % les chances que le Québec tombe en récession, son gouvernement a décidé de limiter la hausse de la taxe scolaire à 3 %.

• À lire aussi : Le PQ veut une loi pour geler les intérêts des entreprises d’État

L’augmentation du coût de la vie s’accompagne d’un risque de récession. Hier, la Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur de 0,75 %.

François Lego a qualifié la sauvegarde américaine de “bonne nouvelle” pour ralentir l’inflation et augmenter les prix à la consommation.

Mais il a également admis lors d’une visite à Baie-Comeau hier que les chances de survivre à une récession augmentent fortement.

“De toute évidence, la hausse des taux d’intérêt rend les investissements des entreprises moins attrayants. Il y a un risque de ralentissement de l’économie”, a-t-il dit. “Je pense que nous sommes peut-être 50-50, il y a une récession. »

Éviter le choc des prix

À l’approche des élections, le ministre des Finances Éric Girard a également annoncé qu’il limiterait la hausse de la taxe scolaire de 2 % à 3 % pour éviter un choc sur les prix.

Les centres de services scolaires sont également fortement touchés par l’inflation. Ils prévoyaient même une augmentation de 17 % du compte de taxes scolaires.

Ces augmentations sont généralement payées par les contribuables afin que les centres puissent défrayer les coûts supplémentaires liés aux services scolaires et aux ajustements salariaux.

Par exemple, le propriétaire d’une maison d’une valeur de 350 000 $ augmenterait d’environ 60 $. S’il intervient, l’augmentation sera de 10 dollars, a-t-il dit.

– Écoutez Alexandre Moranville-Ouellet au micro de Mario Dumont sur QUB radio :

La pénurie de centres sera compensée par une aide financière annuelle de 173 millions de dollars du gouvernement.

Pas de campagne

“Les propriétaires de logement sont confrontés à une hausse de l’inflation comme tout le monde, mais ils ont aussi un multiplicateur, qui est la hausse des taux d’intérêt. Il y a aussi beaucoup de gens qui ont des hypothèques à taux d’intérêt variable », a ajouté le ministre des Finances, arguant qu’il ne s’agit pas d’une mesure électorale.

“Il nous est simplement venu à l’esprit alors [hier]. La taxe scolaire sera publiée aujourd’hui [hier]. Les comptes de taxes seront envoyés en juillet. »

Après les chèques de 500 $, il s’agit d’une mesure supplémentaire ajoutée pour contrer la hausse du coût de la vie.

L’inflation oblige donc le Québec à se réajuster et à puiser dans ses réserves pour aider les familles et maintenir les services.

Contrairement au Premier ministre, hier, le ministre des Finances a minimisé le risque de récession.

Avez-vous des informations à partager avec nous sur cette histoire ?

Avez-vous une cuillère qui pourrait intéresser nos lecteurs ?

Écrivez-nous ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.