Après avoir analysé la situation de 18 agglomérations et régions métropolitaines, l’Association des professionnels de la construction et de l’habituation du Québec (APCHQ) évalue la pénurie de logements au Québec à environ 100 000 logements.
Posté à 23h13
Isabel Dubé Presse
L’APCHQ souligne que le résultat a été obtenu en simulant le rééquilibrage du marché de la revente, le rééquilibrage du marché locatif privé et en mettant à zéro le nombre de ménages sur la liste d’attente de la Société d’habitation du Québec (SHQ) pour un logement social.
Selon Paul Cardinal, directeur du service économique de l’APCHQ, la pénurie actuelle de logements est responsable de la flambée des prix sur le marché de la revente, ainsi que de la pression à la hausse des loyers.
“Le seul moyen de réduire durablement la surchauffe dans l’immobilier est d’augmenter l’offre”, a-t-il déclaré dans un communiqué. Avec cette étude, on voit beaucoup mieux l’ampleur du défi que cela pose dans différentes régions. »
Pour combler ce déficit de 100 000 logements en 10 ans, il faudra lancer la construction de 10 000 logements chaque année en plus de ceux construits pour les besoins des ménages qui seront constitués.
Paul Cardinal confirme que ce n’est pas seulement nécessaire pour le logement social et abordable, car le Québec manque aussi de logements pour les propriétaires qui y habitent.
L’augmentation de l’offre faciliterait l’accès à l’immobilier pour certains ménages qui refusent actuellement de devenir propriétaires, a-t-il dit, en raison d’un manque de biens immobiliers à vendre et d’une surenchère. Ces ménages propriétaires-occupants libèrent des logements sur le marché locatif.
L’association plaide qu’il faut accélérer le rythme de la construction domiciliaire au Québec, sachant que le maintien de prix raisonnables sera un défi.
Le secteur de la construction connaît des pénuries de main-d’œuvre, des problèmes d’approvisionnement augmentent les coûts de construction, les prix de plusieurs matériaux et les coûts de transport, tandis que les taux d’intérêt augmentent, entraînant une augmentation des coûts de financement des projets immobiliers.
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