Il n’y a pas eu de miracle. L’épidémie de Covid revient en France après un reflux passager. “Oui, on peut dire que c’est la septième vague”, a admis cette semaine sur France 2 le professeur Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. les Français et neutraliser l’épidémie à leurs dépens. Les scientifiques, de leur côté, ont prédit qu’il y aurait une nouvelle version au plus tard à la rentrée.
En fait, Omicron règne toujours, mais il se diversifie. Depuis l’avènement de la sous-gamme BA2, les sous-variantes BA4 et surtout BA5 gagnent en popularité dans toute l’Europe. La vague baisse déjà au Portugal en mai, mais est très élevée au Royaume-Uni et en Italie. Ces sous-options se propagent toujours plus rapidement. Alors que BA5 ne semble pas être plus virulent, son évasion immunitaire semble être plus élevée à la fois dans les vaccins et dans la réinfection.
La contamination est plus rapide que le dépistage
En France, le cap des 100 000 cas positifs constatés en une journée a de nouveau été franchi. Et la moyenne sur sept jours est de 58 000 cas signalés par jour. Une augmentation de 44% par rapport à la semaine précédente. Au début du mois, la moyenne est passée sous les 20 000 cas par jour.
Le recours aux tests remboursés augmente, mais aussi le pourcentage de résultats positifs (23 %), ce qui signifie que les contaminants sont plus rapides que le dépistage. Un signe qui n’est pas trompeur, à l’heure actuelle chaque personne infectée en infecte une et demie, ce qui augure d’une nette propagation de l’épidémie.
“Reprise épidémique modérée”
Pour le moment, l’hôpital, qui est en crise en raison du manque de personnel, notamment dans les services d’urgence touchés par la tempête, ne souffre pas beaucoup de l’encombrement dû au Covid. Cependant, l’admission aux soins conventionnels et intensifs a recommencé à augmenter. Le nombre de lits atteints du Covid en réanimation continue de légèrement diminuer, mais le nombre de patients hospitalisés ne diminue plus voire n’augmente plus (14 500 personnes, soit une augmentation de 4%).
Doit-on s’en soucier ? Le professeur Fischer a parlé de “reprise épidémique modérée” et a rappelé l’efficacité des vaccins contre les formes graves de la maladie. Cependant, l’intensité de la vague et ses dégâts dépendront de la capacité des Français à se mobiliser pour barrer la route au virus.
Réveillez la campagne de vaccination
Cette dernière progresse car l’arme vaccinale s’est affaiblie pour ceux qui ont reçu leur dernière dose il y a six mois. La deuxième raison tient au renforcement des relations sociales, après l’abandon en mars du carnet de vaccination, des masques et très souvent des gestes barrières.
La fin de l’obligation du port du masque dans les transports en commun à partir de la mi-mai se situe surtout au niveau de la taille. Alain Fischer, mais aussi la Fédération hospitalière de France, qui représente les hôpitaux publics, soutiennent sa réintroduction. “Nous n’interdisons rien”, a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, juste avant que la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, n’affirme qu’il s’agissait “de ne pas revenir à des mesures plus restrictives pour l’instant”.
Cependant, il y a un point sur lequel tout le monde s’accorde : la campagne de vaccination doit reprendre pour que les adultes ou les faibles puissent recevoir leur deuxième rappel (ou “quatrième dose”) en masse sans attendre l’automne. Seuls 21% des plus de 75 ans ont reçu leur injection et 10% des 65-74 ans. Brigitte Bourguignon, 64 ans, a été revaccinée dans une pharmacie parisienne jeudi dernier sous la foudre pour donner l’exemple. Avec une moyenne de 6 000 vaccinations par jour, la marge de progression est importante.
La vaccination est l’une de nos meilleures armes contre le Covid. J’appelle nos concitoyens les plus fragiles, immunodéprimés ou de plus de 60 ans, notamment en EHPAD, à recevoir également leur dose de rappel. pic.twitter.com/3Sseo7382y
— Brigitte Bourguignon (@BrigBourguignon) 23 juin 2022
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