Mis à jour le 25 juin 2022 à 17h05
Publié le 25 juin 2022 à 17:00 par Lola Leger
Déployé dans une quarantaine de pays, le monkeypox est sur le point de changer de nom. L’Organisation mondiale de la santé la considère trompeuse et discriminatoire.
L’épidémie de monkeypox s’est réellement installée en France. Le vendredi 3 juin 2022, Santé Publique France a recensé 51 cas confirmés. Si le profil type des malades est identifié et que l’on en sait plus sur cette épidémie, celle-ci pourrait bientôt changer de nom. L’Organisation mondiale de la santé la considère trompeuse et discriminatoire. Comme l’a déclaré une semaine plus tôt le directeur général de l’OMS, Tedros Adanom Gebreyesus, l’OMS envisage de changer le nom du virus et devrait faire des “notifications” dès que possible. Quelques semaines plus tôt, une trentaine d’universitaires, pour la plupart africains, avaient écrit une tribune demandant que le nom soit changé pour introduire une “nomenclature qui n’est ni discriminatoire ni stigmatisante”.
Monkeypox est transmis par les rongeurs
Longtemps limité aux pays africains, 84% des nouveaux cas de monkeypox ont été découverts en Europe cette année et 12% sur les Amériques. Aujourd’hui, il est prouvé que cette nouvelle souche se transmet plus facilement d’une personne à l’autre. En Afrique, on a observé que des personnes touchées par cette épidémie ont été infectées par un animal. Pour l’AFP, le virologue Oyewale Tomori a insisté : “Ce n’est pas vraiment une maladie du singe.” Et il y a une bonne raison, le monkeypox est transmis principalement par les rongeurs. Cependant, dans les années 1950, des chercheurs danois l’ont découvert chez des singes de laboratoire.
L’image véhiculée par le média en question
Sur le site The Conversation, le chercheur Moses John Bocari a déclaré : “Les singes sont généralement associés aux pays du Sud, en particulier à l’Afrique”. Alors que l’Afrique est ciblée comme source de nombreuses maladies, la peur de la stigmatisation est grande. L’épidémiologiste Oliver Restif a déclaré à l’AFP : “On l’a vu notamment avec le sida dans les années 1980, Ebola lors de l’épidémie de 2013, puis le Covid et les prétendues ‘variantes sud-africaines'”. Citant des images d’illustrations utilisées par les médias, il regrette que “de vieilles photos des patients africains » seraient présentés, alors que les cas actuels seraient moins graves.
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