“Le rat, discret, prudent, intelligent et si proche de l’homme. “Un mème qui tourne autour des réseaux sociaux et qui me fait toujours penser à Montréal. Un ami de la lutte antiparasitaire m’a dit en plaisantant : « Il y a cinq rats à Montréal pour chaque personne. J’ai vérifié… Il n’était pas loin du but.
Les chiffres varient selon les sources : certains rapportent quatre millions, d’autres six millions de rats. Bref, six ou quatre millions de rongeurs pour 2 025 928 Montréalais. S’il y avait une guerre entre les espèces, je parierais sur les rats. Il faut savoir que la rate – et je ne parle pas de l’organe – peut donner naissance à cinq à dix petits plusieurs fois par an.
Une pandémie
Après la pandémie, l’expansion et la propagation des rats sont connues. Ils sont plus visibles et infectent les tours de bureaux, les commerces, plusieurs immeubles du centre, etc. Ces colons sont très efficaces pour combler le vide. Outre les dégradations de l’habitat, qui peuvent avoir de graves conséquences (fuites de gaz et d’eau, incendies, pannes d’électricité, etc.), certaines espèces sont porteuses de maladies, en l’occurrence la salmonellose et la leptospirose.
De plus, l’état du réseau d’égouts de Montréal demeure préoccupant. Ce sera bien de tuer les rats, si les canalisations sont dans un état déplorable, les infections ne se dessècheront pas. Les rats trouveront toujours leur chemin dans les fondations des bâtiments et continueront à coloniser les espaces urbains.
En d’autres termes, Montréal a besoin d’une bonne mise à niveau et d’une extermination des égouts.
Que fait la Ville ?
Comme pour le nettoyage des graffitis, l’administration Plante se lave les mains car cette responsabilité incombe aux districts. Il ne semble pas y avoir de plan ou de stratégie globale de contrôle des rats pour Montréal, comme cela existe dans plusieurs grandes villes, dont New York. De plus, le 10 juin, le maire Eric Adams a annoncé un budget record de 101,1 milliards de dollars pour plusieurs postes budgétaires, dont l’abattage des rats et le nettoyage des graffitis.
Puis, lors de l’annonce, Adams a précisé que sa ville méritait mieux que les rats, les graffitis et la saleté. Qu’en est-il de Montréal?
L’exemple albertain
Depuis 1950, l’Alberta a un programme national de contrôle des rats. Une politique de tolérance zéro visant à éradiquer par tous les moyens. On peut être d’accord ou pas d’accord sur la façon de faire les choses, là n’est pas la question. Il n’en demeure pas moins que l’approche albertaine est intéressante en raison de son application systématique sur l’ensemble du territoire de la même manière. Et fonctionne!
Il y aura très peu de rats en Alberta, car les municipalités nettoient systématiquement les espaces vacants. Ils entretiennent les décharges, les égouts et les lieux sujets aux invasions. Alberts font également partie de cet effort national. Les animaux domestiques pour animaux de compagnie sont interdits, etc.
Si une approche rurale est possible, pourquoi pas faisable pour une ville ?
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