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Baisse des prix à la pompe au Québec

Le prix à la pompe est en baisse dans plusieurs régions du Québec, dont la Montérégie, où le prix moyen actuel est de 201,9/L, contre 207,2/L la semaine dernière, ce qui contraste avec 211,5/L le mois dernier.

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À Montréal, le prix moyen était de 206,7 cents/litre dimanche, comparativement à 210,4 cents/litre la semaine dernière.

Le prix a même atteint 200 à Boucherville dans les dernières 24 heures selon les données de CAA Québec.

À l’échelle du Québec, le prix moyen était de 210,7/L la semaine dernière et est tombé à 207,8/L dimanche.

Contrairement à la tendance, le prix moyen à Québec est demeuré stable à une moyenne constante de 216,9/l.

Mais ce serait un répit temporaire pour les consommateurs, selon le président de Canadiens pour une énergie abordable, Dan McTeague. La guerre en Ukraine et l’inflation devraient continuer de dicter le sentiment du marché, selon l’ancien député de la Chambre des communes qui s’est présenté sous la bannière libérale.

Ce dernier s’attendait à une baisse importante des prix à la pompe et a prédit sur Twitter vendredi que le prix tomberait à 202,9/L à Montréal.

Des décisions qui ne font pas l’unanimité

Rappelons que l’Ontario a annoncé vendredi une baisse d’impôt provincial pour alléger la facture de ces résidents, qui sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022. C’est actuellement l’une des seules provinces au pays à avoir adopté une telle mesure, avec Terre-Neuve et Alberta.

Au Québec, 32 cents le litre de taxes sont facturés aux consommateurs, selon les données de TVA Nouvelles.

Cependant, selon Jean-Thomas Bernard, professeur d’économie à l’Université d’Ottawa, les réductions d’impôt ne seraient pas une solution viable. En effet, ce dernier rapporte en entrevue à TVA Nouvelles que les baisses d’impôts ne corrigeront pas le problème causé par une forte demande face à une offre limitée.

“La baisse artificielle du prix ne fait rien pour augmenter l’offre”, a expliqué Bernard. Il a également souligné qu’une augmentation de la demande n’est pas inhabituelle pendant la saison estivale, où “les marges de distribution sont au plus haut”.