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Paris s’attend à une “confrontation dure” avec Moscou au G20

La France s’attend à une “confrontation difficile” avec la Russie lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 en Indonésie jeudi et vendredi sur fond de conflit en cours en Ukraine.

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Compte tenu de la présence à Bali du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, “nous nous attendons à une confrontation assez lourde”, a déclaré jeudi une source diplomatique française.

“La Russie a choisi de participer parce qu’elle se met dans une situation où elle viole un certain nombre de principes fondamentaux du G20, qui sont la coopération, le dialogue et le règlement des différends par des méthodes pacifiques, et non par la force”, a ajouté la source.

Au cours de cette rencontre, la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna “veillera” avec ses homologues du G7 et européens “à ce qu’il n’y ait pas de ‘business as usual’ dans la discussion et dans le ‘traitement de la Russie dans ce club’.

Le G20, club des 20 plus grandes économies mondiales, comprend des pays occidentaux qui ont imposé des sanctions à Moscou – comme l’Union européenne ou les États-Unis – mais aussi d’autres avec des réserves sur la voie à suivre, comme la Chine, l’Inde ou l’Afrique du Sud. .

Face à ces “questions” et à ces “positions nuancées”, l’enjeu pour la France et ses partenaires européens sera de “répondre aux mensonges et au récit russe qui tentent de déplacer la cause des troubles non vers la guerre d’agression russe, mais à la réponse internationale, notamment européenne et du G-7 à cette agression”, ajoute la source française.

La réunion du G-20 sera l’occasion de “clarifier clairement le rôle des sanctions internationales, qui doivent rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie et qui sont “une réponse à l’agression qui est réellement la cause de l’accélération des troubles actuels”. , notamment en raison de la crise alimentaire.

En raison de la présence de la Russie, la réunion sur l’île indonésienne ne devrait pas déboucher sur une déclaration commune finale, selon la même source, faisant écho aux propos tenus par un responsable américain à Washington.

Dans ce contexte, un entretien bilatéral entre Catherine Colonna et Sergueï Lavrov, ainsi que leur présence ensemble sur une éventuelle photo de famille, n’est pas prévu, selon la source française.

La réunion sert de tremplin avant le sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20, prévu en novembre en Indonésie, dont les autorités ont invité le président russe Vladimir Poutine, en tant que membre du club, à se joindre.

Si sa présence est discutée, la France n’entend pas pratiquer la “politique de la chaise vide” ni “bloquer toute coopération internationale”, ce qui “serait contre-productif et inefficace au regard de nos intérêts”.