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La COVID oblige les voyageurs du Québec à trouver un plan B

Ceux qui partent en vacances alors que le Québec connaît une augmentation importante des cas de COVID devraient revoir leur façon de planifier ou de trouver un plan B.

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“Nous avons des cas, par exemple, de familles qui ont dû partir à l’étranger dans les prochains jours. Mais parce que certains ont la COVID, on a pu déplacer leur voyage parce qu’ils l’avaient prévu en prenant une assurance », raconte Tina Beaulieu, propriétaire de l’agence de voyages NT Air à Montréal.

Photo de Pierre-Paul Poulin

Agente de voyages Tina Beaulieu, chez Voyages NT Air, à Montréal.

Au cours des dernières semaines, le Québec a connu une forte augmentation des cas et des décès liés à la COVID-19. Les hospitalisations ont de nouveau dépassé la barre des 1 500.

Lors d’une conférence de presse jeudi, le ministre de la Santé Christian Dubé et le directeur de la santé publique, le Dr Luc Boileau, ont déclaré que les Québécois doivent continuer à suivre les consignes d’isolement pour prévenir l’infection.

“C’est certain qu’on a plus de cas que l’an dernier parce qu’il y a plus de transmissions dues aux variants B.4 et B.5 et moins de mesures”, note Benoît Massé, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Et en ce début de période estivale, les Québécois qui partent en vacances ou prévoient le faire ne sont pas épargnés par les infections.

mieux préparé

Mais après deux ans de pandémie, ils semblent pourtant bien mieux préparés à faire demi-tour en cas d’infection.

« Nous suggérons à nos clients de souscrire une assurance voyage pour éviter de les perdre. Entre la COVID et la question du passeport, c’est devenu incontournable », explique Stéphanie Riley de Voyages Jean-Pierre, à Brossard, sur la rive-sud de Montréal.

De nombreux clients réservent à la dernière minute pour s’assurer qu’ils ne seront ni annulés ni modifiés, ajoute-t-elle.

Voyagez autrement

Les touristes doivent aussi apprendre à voyager et se préparer différemment pour éviter les mauvaises surprises à l’aéroport, car ils doivent désormais se plier à des conditions d’entrée différentes d’un pays à l’autre.

“Nous constatons que les gens sont très anxieux et veulent s’assurer qu’ils ont tout sous la main avant de partir”, explique Mme Riley.

Comme pour Voyages Jean-Pierre, les agences reçoivent les questions et les appels des voyageurs concernant les mesures sanitaires à l’étranger.

« Avec le début des vacances, on constate vraiment une augmentation des appels, qui représentent environ 50 % des appels », explique Marina Fortin, propriétaire de l’agence M Voyages Rimouski au Bas-Saint-Laurent.

Pour éviter les maux de tête, la plupart des entreprises proposent une sorte de liste de contrôle.

“Lors de la réservation, je donne toujours une checklist des choses à vérifier et 72h avant leur départ je les recontacte pour m’assurer qu’ils sont à jour sur tout en fonction de leur destination”, précise Tina Beaulieu. , propriétaire de l’agence de voyages NT Air à Montréal.

Voyage au Canada

La preuve de vaccination n’est plus requise pour monter à bord d’un train ou d’un avion au Canada. Cependant, vous devez répondre à certaines exigences, telles que ne montrer aucun signe ou symptôme de COVID-19 et porter un masque pendant le voyage.

Vous ne pourrez peut-être pas monter à bord d’un train ou d’un avion si vous présentez des symptômes, sauf si vous disposez d’un certificat médical confirmant qu’ils ne sont pas liés au COVID-19, ou si vous présentez un test PCR négatif.

Voyager à l’étranger

Pour les personnes voyageant, vous devrez peut-être fournir une preuve de vaccination ou un test PCR négatif.

Exemple : La France exige que les adultes de plus de 18 ans reçoivent une dose de rappel au plus tard neuf mois après la deuxième dose du vaccin COVID-19. Les personnes non vaccinées doivent fournir un test PCR moins de 72h ou un test antigène moins de 48h avant le départ.

Pour connaître les exigences de chaque pays, vous pouvez consulter la page Conseils aux voyageurs et conseils à destination du gouvernement du Canada.

Les personnes qui n’ont pas reçu deux doses de vaccins devront présenter un test de dépistage négatif avant de monter dans l’avion, subir un test de dépistage à leur retour au Canada et s’auto-mettre en quarantaine pendant 14 jours.

Test RCP

Certains pays, comme la Corée du Sud, l’Inde ou le Cameroun, exigent que tous leurs visiteurs présentent un test de dépistage négatif pour rentrer dans le pays, même s’ils ont un calendrier de vaccination complet.

Dans la plupart des pays européens, les non-vaccinés doivent également présenter un test de dépistage pour franchir la frontière.

Au Québec, des entreprises privées effectuent ces tests et certaines pharmacies offrent également le service. Il est généralement nécessaire de prendre rendez-vous en ligne, plus précisément sur la plateforme Clic-Santé.

Tous les pays n’acceptent pas les mêmes tests, alors vérifiez si le pays que vous visitez nécessite un test PCR ou antigénique.

ArriverPeut

L’utilisation de l’application du gouvernement fédéral canadien demeure obligatoire. Tous les voyageurs de retour, citoyens ou non, doivent fournir les informations demandées dans les 72 heures suivant leur retour, telles qu’une preuve de vaccination, des informations liées au voyage ou le plan de quarantaine.

Sans preuve de dossier sur ArriveCan, les voyageurs s’exposent à une amende de 5 000 $.

positif à l’étranger

Si vous avez contracté le COVID-19 lors de votre voyage dans les 10 jours précédant votre retour au pays, vous ne pourrez pas voler. Par conséquent, vous devrez suivre les instructions du pays dans lequel vous vous trouvez, comme l’auto-quarantaine ou non. Vous devrez attendre d’avoir un résultat de dépistage négatif pour le COVID-19 avant de pouvoir retourner au Canada, explique Santé Canada.

Rappel COVID Québec

Vaccination

Les personnes désirant recevoir une 3e dose (rappel) pour la COVID-19 peuvent toujours prendre rendez-vous à la plateforme Clic-Santé.

Les rendez-vous pour la 4e dose sont désormais pris pour toutes les personnes de plus de 18 ans ayant reçu leur dernière dose il y a au moins trois mois, ainsi que pour les patients immunodéprimés et dialysés de plus de 12 ans.

Isolation

Au Québec, le gouvernement vous oblige à vous isoler immédiatement si vous avez de la fièvre.

Si vous avez le COVID, vous devez vous isoler pendant cinq jours dès que les symptômes apparaissent ou que votre test est positif. Passé ce délai, si les symptômes et la fièvre disparaissent en 24h, vous pourrez reprendre votre activité : en portant un masque ;

  • éviter d’assister à des événements sociaux non essentiels ;
  • éviter les rencontres avec les personnes vulnérables ;
  • garder une distance de 2 mètres.
  • Cependant, si vous avez eu la COVID-19 au cours des deux derniers mois, vous n’avez pas besoin de vous isoler à nouveau. Cependant, jusqu’à la disparition des symptômes, il est fortement recommandé de :
  • porter un masque lors de toute interaction sociale ;
  • éviter les contacts avec les personnes vulnérables.
  • Pendant 10 jours, les personnes vivant avec une personne infectée par la COVID doivent :
  • surveiller leurs symptômes;
  • ne pas entrer en contact avec des personnes vulnérables ;
  • porter un masque lors des interactions sociales ;
  • garder une distance de deux mètres.

Cependant, les personnes non vaccinées doivent s’isoler pendant 5 jours.

Essais rapides

Les Québécois peuvent toujours se procurer une boîte de tests de dépistage rapide à la pharmacie en prenant rendez-vous à la plateforme Clic-Santé ou en se présentant au comptoir.

Chaque adulte a droit à une boîte gratuite de cinq tests tous les 30 jours sur présentation de sa carte RAMQ.

Bien qu'”imparfaits”, ces tests sont efficaces pour détecter l’infection au COVID-19, malgré l’arrivée de nouvelles variantes.

“Si le test est négatif mais que vous avez toujours des symptômes, vous devez être prudent et avoir une certaine considération pour les autres [en s’isolant]”, explique David Yunker, professeur à l’Université McGill, ajoutant de répéter le test dans les 24 ou 48 heures.

– Avec Hugo Duchêne