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La première image du télescope spatial James-Webb a été révélée

La première image de l’amas de galaxies SMACS 0723 produite le 11 juillet 2022 par le télescope spatial James Webb de la NASA, l’image infrarouge la plus profonde et la plus nette de l’Univers lointain jamais vue. SPACE TELESCOPE SCIENCE INSTITUTE/NASA/ESA/CSA/STSCI/WEBB ÉQUIPE DE PRODUCTION ERO

Le rideau se lève enfin sur le ciel vu par le télescope spatial James-Webb. Après plus de vingt-cinq ans d’attente, de nombreux retards et lacunes budgétaires, les Terriens ont ce nouvel œil perçant pour scruter le cosmos. Lundi 11 juillet, le couvercle a été levé par le président américain Joe Biden lui-même, dévoilant la première image du JWST (son acronyme anglais), créé par la NASA, l’Agence spatiale européenne (ESA) et leur homologue canadien (ASC). De nouvelles images seront dévoilées le mardi 12 juillet dans l’après-midi.

“Journée historique”, a salué Joe Biden, applaudissant l’arrivée de l’image à l’écran. Cette première image est un feu d’artifice de taches lumineuses, plus ou moins larges, plus ou moins brillantes et de couleurs variées, avec parfois de fins arcs brillants perçant le ciel noir. Ces dizaines, voire centaines de fragments sont autant de galaxies peuplant l’univers. Du jamais vu dans un si petit espace carré équivalent à la taille d’un grain de sable au bout de l’épaule. Si une légère impression de flou peut surprendre, ce cliché témoigne du succès du télescope à miroir géant de 20 pieds de diamètre, lancé le jour de Noël 2021, désormais positionné à 1,5 million de kilomètres de la Terre et pleinement opérationnel.

“Des collègues m’ont dit qu’ils avaient les larmes aux yeux quand ils ont vu cette première photo. » Johann Richard, astronome

L’outil confirme vraiment qu’il s’agit bien d’une excellente machine à remonter le temps. Vers les origines du Big Bang, retraçant la lumière vacillante qui a mis plus de 13 milliards d’années pour nous parvenir. “C’est le but premier du télescope, étudier la nuit des temps, l’origine des étoiles et des galaxies quelques dizaines de millions d’années après le Big Bang”, résume David Elbaz, chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. (CEA).

« C’est fantastique ! C’est vraiment très très riche. Mes collègues ont avoué avoir eu les larmes aux yeux en voyant cette première image », témoigne Johan Richard, astronome au Centre de Recherches en Astrophysique de l’Observatoire de Lyon, ravi de cette première symbolique. “C’est un plaisir de voir ces premières images et maintenant on peut se mettre à rêver”, déclare Nicole Nesvadba, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à l’observatoire de la Côte d’Azur. “Le niveau de détail est à couper le souffle. On verra vraiment l’univers d’une autre manière. J’attends avec impatience les autres images”, déclare Olivier Bernet, chercheur CNRS à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse.

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