France

Publicité controversée : la CAQ fait le point

La CAQ a nié avoir profité de la femme de près de 80 ans présentée dans sa publicité vox pop, répondant à une lettre ouverte publiée par sa fille dans Le Devoir samedi.

• A lire également : 250 $ payés pour les annonces CAQ

• À lire aussi : La CAQ paie pour une bonne publicité

Dans un post Facebook signé par la directrice générale du parti, Brigitte Legault, la CAQ a assuré que la famille de la dame n’a jamais tenté de se joindre à eux pour faire valoir leur point de vue.

“Nous avons été surpris et attristés de lire ce texte. Si la dame manifeste un malaise, nous trouverons une solution satisfaisante pour elle et sa famille », indique la page Facebook de la CAQ.

Selon Brigitte Legault, la première entrevue entre la CAQ et la dame a eu lieu en 2018, lors d’un vox pop, qui a ensuite été utilisé dans une campagne publicitaire lors d’un party. À l’époque, toute personne apparaissant dans des publicités de parti recevait une compensation symbolique de 100 $, a-t-elle ajouté.

Écoutez le match Patrick Déry-Nic Payne sur QUB Radio :

Ces annonces ne sont pas scénarisées et la CAQ aurait été “touchée” en 2018 par “l’enthousiasme inhabituel”, “l’expressivité” et la “gentillesse” de la dame et pour cette raison le parti la contacterait pour apparaître dans une annonce quatre ans plus tard .

Alors que la famille de la citoyenne mauricienne qui apparaît dans l’annonce s’indigne dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir qu’elle n’a été payée que 250 $ pour sa participation, allant jusqu’à confirmer qu’il est « immoral de profiter d’une femme âgée sur un revenu modeste », la CAQ prétendait avoir procédé avec respect.

La dame refuserait de recevoir une compensation financière après une nouvelle entrevue, selon la CAQ, qui affirme avoir insisté pour lui offrir une somme « symbolique » malgré tout.

“Cependant, notre équipe de production a insisté pour que nous leur versions une somme nominale de 250 $ pour chaque vidéo finalement diffusée. Elle a finalement accepté et recevra un total de 500 $. Il était toujours clair que l’interview serait utilisée à des fins publicitaires”, indique le message sur Facebook.

“Nous n’avons jamais eu l’intention de profiter de qui que ce soit. Au contraire, toute l’équipe de production de CAQ est attachée à la dame, pour qui nous gardons toute notre affection et surtout tout notre respect », conclut Brigitte Legault.

Pas de problème, selon l’UDA

Comme la dame au centre de la publicité de la CAQ parle en son nom et de son plein gré, le montant symbolique qu’elle a reçu ne contrevient pas aux règles énoncées dans la convention collective de l’Union des artistes (UDA), explique la présidente de l’UDA, Sophie Prejean .

« CAQ publicité n’est pas un artiste au sens de la loi [sur le statut de l’artiste]. Elle n’interprète ni ne personnifie aucun personnage. Elle fait donc partie des exceptions auxquelles la convention collective UDA ne s’applique pas. Selon les règles de la convention collective, il n’y a pas de problème avec la publicité de la CAQ », a-t-elle soutenu.