On ne sait pas si la visite papale déclenchera la même frénésie que celle de 1984, car les experts disent que la nature du voyage apostolique de la semaine prochaine est bien plus politique que religieuse.
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En 1984, le pape Jean-Paul II a rassemblé une foule de 250 000 personnes à Québec pour une messe en plein air tenue à l’Université Laval. C’était aussi la première fois que le Saint-Père mettait le pied à Québec.
Cependant, voyager en 2022 prend un tout autre aspect et dans un contexte tout aussi différent.
Pas comme 1984
Éric Laliberté, étudiant au doctorat en théologie à la Faculté de théologie et des sciences religieuses de l’Université Laval, pense qu’un scénario de folie semblable à celui de 1984 est le plus plausible, mais dans une tout autre veine.
Photo d’archive
Visite papale de Jean-Paul II en 1984 à l’Université Laval.
« Le pape Jean-Paul II était une célébrité. Tout le monde y est allé pour ça. Céline Dion y chantait et le budget était colossal à l’époque. Je pense que c’était 125 millions de dollars », dit M. Laliberte. Il était également présent à cette visite, dont il se souvient très bien.
Il précise qu’à cette époque l’aspect religieux était très important. “Aujourd’hui, l’événement suscitera à nouveau de l’intérêt”, poursuit-il. Mais la question est vraiment plus politique que religieuse.”
Le fait que le Saint-Père reconnaisse la faillibilité de l’Église, notamment en qualifiant ce voyage de « pèlerinage de pénitence », constitue selon lui plus qu’une apologie.
Moins d’un pape “showman”.
Bien que les hôtels aient encore beaucoup de chambres disponibles, il est possible que la 7e vague de pollution et le mercure très chaud de ces dernières semaines soient un frein pour certaines personnes.
De son côté, Louis Rousseau, professeur émérite au département d’études religieuses de l’Université du Québec à Montréal, est beaucoup plus réservé dans ses prédictions sur la circulation.
“L’intérêt que nous portons au pape, nous le verrons après coup”, lâche-t-il.
Il estime que les nombreuses restrictions routières annoncées pourraient décourager les visiteurs potentiels. Mais il dit qu’il est certain qu’un grand nombre d’Autochtones seront là à Sainte-Anne.
“Ce n’est pas un voyage qui est prévu pour attirer des foules compte tenu de son état de santé [fragile] “, il continue.
Il pense également que le pape François est moins un “showman” que Jean-Paul II. “Mais en même temps, il peut avoir une image plus simple, plus familière, un côté grand-père”, conclut M. Russo.
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