France

280 passagers français bloqués 24h à l’aéroport de San Francisco

Alors qu’ils devaient s’envoler pour Tahiti après une escale en Californie, 280 passagers français sont bloqués à l’aéroport de San Francisco. L’entreprise ne leur donne aucune information.

“Nous sommes bloqués sur le vol 710 depuis 24 heures.” Certains dorment par terre, certains cherchent de la nourriture, d’autres essaient d’obtenir des réponses sur la situation. En 24 heures, 280 passagers français se sont retrouvés bloqués à l’aéroport de San Francisco après l’annulation de leur vol vers Tahiti. “On se sent vraiment perdus”, souffle Jean-Pierre, l’un d’entre eux.

Ces près de 300 passagers sont montés à bord d’un avion à Paris samedi, en direction de San Francisco en Californie pour une escale avant de s’envoler pour Tahiti. Mais en raison d’un problème mécanique dans l’avion, leur vol a d’abord été retardé avant d’être carrément annulé.

Depuis lors, aucune alternative ne leur a été proposée. Livrés à eux-mêmes dans cette zone de transit, les passagers dénoncent ce manque d’information de la part de la compagnie.

“Nous n’avons toujours pas de réponse. Le peu d’informations qui nous étaient données étaient systématiquement contradictoires. On essaie de comprendre ce qui nous est arrivé”, s’est plaint Olivier, interrogé par BFMTV.

Communication complexe

Depuis son arrivée, lui et Jean-Pierre ont passé leur temps à établir des relations entre le personnel non francophone de l’aéroport et les autres passagers. “Scandaleux”, selon les mots de Jean-Pierre : “On est quand même dans une entreprise française”.

“Les gens n’ont pas compris, alors mon ami et moi avons été obligés de faire la médiation avec 280 passagers complètement perdus avec leurs bagages”, poursuit-il sur notre antenne.

“Il y a des enfants sur ce vol, beaucoup d’entre eux se sont retrouvés sans eau ni nourriture pendant une journée”, fulmine, exaspéré, son ami Olivier.

Chèques repas forcés

Car lorsque les passagers arrivent, les restaurants et les magasins sont fermés. Seule option : utiliser les distributeurs automatiques de friandises et de boissons. En négociant avec les quelques membres du personnel américain encore présents, Olivier et Jean-Pierre obtiennent de force des bons de restauration.

« Ils nous ont d’abord donné un bon de 25 $ et le plus petit sandwich coûte 12,95 $. En négociant avec eux, nous avons pu obtenir 30 dollars : deux repas pour nourrir tout ce monde », décrivent-ils.

Bien qu’il y ait de jeunes enfants parmi les passagers, aucune option de nuitée ne leur est proposée. « Nous avons demandé des couvertures pour pouvoir nous couvrir car il ne faisait pas chaud et ne dormait pas par terre. Ils nous ont refusé », raconte Temehani, un passager.

Personnel “totalement perdu”

Les plus motivés tentent de contacter l’entreprise en France, mais là aussi le manque de réponse est significatif. Jean-Pierre dit avoir rencontré des personnels “complètement perdus” face à la situation.

“Nous pensons que la direction est à blâmer”, dit-il, se plaignant que le personnel n’est pas formé pour répondre à ce genre de problèmes. “Nous ne savions même pas où allaient nos bagages et nous ne le savons toujours pas.”

Les réparations de l’avion viennent d’être effectuées ce dimanche matin, raconte Jean-Pierre. Reste à savoir quand les passagers du vol 710 pourront à nouveau décoller.