France

Prend le volant à 9 ans comme secouriste

Un homme assommé par une piqûre d’abeille alors qu’il roulait à 90 km/h a été sauvé par les réflexes extraordinaires de son fils de 9 ans, qui a pris le volant pour mettre la voiture en sécurité.

“Il y a tellement de choses qui auraient pu arriver. Je suis vraiment fière de la façon dont mon fils a réagi, ça aurait pu très mal finir », confie Chantalé Ouellet au lendemain de ce qui a failli tourner au drame.

Son mari, Charles Goulet, venait de passer l’après-midi dans son verger du Domaine Pyrus à Bromont pour y vendre du miel avec son fils Emile samedi. Mais au moment du départ, l’homme de 40 ans a été piqué par une abeille, au niveau de l’oreille.

Après être monté dans sa voiture, M. Goulet a contacté sa femme via le système mains libres pour lui dire qu’il ne se sentait pas bien alors qu’il se rendait à la maison, qui n’était qu’à trois kilomètres. Mais il n’a jamais terminé sa conversation.

“Soudain, tout a changé, j’ai perdu connaissance. Mon fils a dit que j’avais les yeux grands ouverts, mais je n’ai plus réagi”, raconte le père de famille, qui n’a jamais réagi ainsi à une piqûre d’abeille.

Renversé

Mais la voiture roulait toujours sur le chemin Pierre-Laporte, où la limite est de 90 km/h, et roulait dangereusement dans la voie opposée. Alors le petit Emil, assis à l’arrière de la voiture, a pris les choses en main.

“J’ai d’abord détaché et mis papa. Puis j’ai enlevé son pied de l’accélérateur et je me suis arrêté. Puis j’ai garé la voiture”, explique timidement le garçon de 9 ans.

Dès lors, le père et son fils ont effectué la course sur l’épaule en sens inverse, mais en toute sécurité. Le tout sans aucune blessure et une toute petite égratignure sur la voiture.

Quelques instants plus tard, Chantal Ouellette, elle-même allergique au venin d’abeille, arrive sur les lieux avec un Epipen. Son mari s’est ensuite réveillé avant d’être transporté à l’hôpital.

Photo de courtoisie

Charles a été vu dans son lit d’hôpital après l’accident.

Vivre

Pour le couple, c’est l’expérience de leur fils avec les véhicules à moteur qui a sauvé M. Goulet ce jour-là. Le garçon apprend à conduire un VTT côte à côte depuis plusieurs années sur le terrain de leur verger.

“J’ai agi sans vraiment réfléchir”, dit Emil lorsqu’on lui a demandé ce qui l’avait poussé à agir avec un tel sang-froid.

« Il n’arrête pas de dire qu’il veut m’accompagner au verger, mais tout à coup, il m’arrive quelque chose. Il se trouve qu’il était là au bon moment, c’est un peu mon ange gardien », conclut M. Goulet.

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