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un acte intentionnel selon le procureur

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Incendie à Saint-Jean-de-Luz : tout un quartier sous le choc

Ce lundi 25 juillet, l’incendie, suivi de l’effondrement d’un immeuble de la rue Chauvin-Dracon et de l’intervention du Raid à la recherche de son auteur, a laissé perplexe les habitants du quartier. Ils partagent un sentiment de douleur

Les pompiers ont très rapidement évacué une dizaine d’habitants de l’immeuble. Alors qu’ils tentaient d’éteindre une deuxième épidémie, ils ont été menacés par un homme armé d’un fusil. Ce dernier leur a dit de quitter les lieux avant de se cacher dans son appartement au deuxième étage. Un dispositif spécial a donc été mis en place. Un périmètre de sécurité a été établi pour délimiter la zone. L’équipe a été dépêchée sur les lieux et est arrivée vers 9 heures.

“Il y a très peu de chances que le fou soit sorti de l’immeuble. Il n’y a qu’une seule et unique entrée, gardée par la police”, a annoncé le procureur Jérôme Bourrier. Jean-François Briscadillo, 59 ans, chauffeur de profession, aurait pu mourir dans l’incendie qu’il a lui-même déclenché. Son corps est toujours recherché.

“Rien de naturel”

Selon les pompiers et le procureur, le feu s’est déclaré au rez-de-chaussée, dans un local où étaient entreposés des produits de peinture inflammables. Plusieurs sources d’inflammation ont été trouvées dans le bâtiment. “Puis on s’est dit que quelqu’un avait mis le feu”, a témoigné le capitaine Stefan Anton, chef de colonne lors de l’intervention. Nous avons trouvé étrange qu’il brûle à différents endroits du bâtiment, sans beaucoup de communication. Cela n’avait rien de naturel. »

50 policiers ont participé à l’opération.

Michel Hiribaren / “Sud-Ouest”

Les menaces du maniaque ont bouleversé l’intervention des pompiers. Ces derniers n’ont dû combattre les flammes que de l’extérieur. Cela a conduit à l’effondrement de la façade du bâtiment soumis à de très hautes températures. Hier en fin de journée, les pompiers ont continué à éteindre l’incendie. Trois résidents ont été transférés à l’hôtel à côté de l’hôtel de ville. Sept autres ont été pris en charge par leurs familles.

Selon le maire de Saint-Jean-de-Luz, Jean-François Irigoyen, le bâtiment est fortement fragilisé. Des pans des murs, du plafond et du sol ont continué à tomber dans l’après-midi. Cette instabilité a empêché les pompiers de pénétrer dans le bâtiment et de lutter plus efficacement contre les flammes.

Un pur passé judiciaire

90% des décombres ont été excavés. Les 10 % restants correspondent, selon le commissaire Calia, chef du département de Bayonne, à l’appartement du fou, qui sera perquisitionné dès que l’incendie sera totalement maîtrisé.

Une jeune fille de 17 ans a été submergée par les vapeurs et transportée à l’hôpital.

Emilie Drouinaud / “SUD OUEST”