France

après sa suspension, le décret a été révoqué

Après sa suspension par le chef de l’Etat l’été dernier, la mesure vient d’être entérinée. Le décret relatif au contrôle technique des véhicules à deux roues, qui prévoyait sa mise en œuvre à partir de début 2023, a été abrogé par un nouveau décret publié, mardi 26 juillet, au Journal officiel.

Le ministre chargé des transports, Clément Bon, doit recevoir le même jour les associations de motards, a indiqué son cabinet à l’Agence France-Presse. Le sujet reste délicat car l’Union européenne exige depuis 2014 que la mesure soit mise en œuvre dans ses États membres, avec une entrée en vigueur prévue au plus tard le 1er janvier 2022.

La mesure a été suspendue par le chef de l’Etat immédiatement après sa publication

Mais en août 2021, l’annonce de la mise en place d’une telle mesure en France a fait l’objet de nombreuses tensions et mobilisé les cyclistes dans la rue. Le décret promulgué par le gouvernement prévoit une entrée en vigueur progressive du contrôle technique des deux-roues d’ici 2023.

Face au tollé général, Emmanuel Macron a annoncé, au lendemain de sa publication, la suspension du décret. “Après avoir découvert cette mesure, le président de la république a décidé que ce n’était pas le moment de troubler les Français”, expliquait alors un conseiller de l’exécutif.

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Trois organisations non gouvernementales impliquées dans la sécurité routière – Respire, Ras le Scoot et Paris Sans Cars – ont néanmoins fait appel du décret initial, demandant la levée du sursis et que l’Etat « garantisse la mise en œuvre du contrôle technique (.. .) dans les plus brefs délais”, soulignant qu’une telle mesure réduirait le taux de mortalité des motards, ainsi que la pollution sonore et atmosphérique.

Le Conseil d’Etat leur avait donné raison en mai dernier et avait jugé que retarder l’entrée en vigueur du CT des deux-roues de plus de 125 centimètres cubes après le 1er octobre 2022 “pour les plus âgés” était “injustifié”.

Les opposants au contrôle technique attendent, malgré cette décision, un nouveau décret avec des mesures alternatives sur la sécurité routière, la pollution et le bruit, promis en novembre 2021 par l’ancien ministre des transports Jean-Baptiste Jebari, qui a assuré qu’un tel décret permettrait une l’exemption de l’obligation européenne a été obtenue.

Les associations écologistes ont appelé le nouveau gouvernement, lors de sa nomination, à imposer des contrôles techniques dès le 1er octobre et à ne pas céder au “lobby des automobilistes”.

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Le monde avec l’AFP