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Sous-variante BA.5 | Mutations récurrentes et plus grande résistance

La variante BA.5 s’est rapidement imposée comme la sous-variante Omicron la plus répandue au Québec. Des études commencent à expliquer pourquoi.

Posté à 5h00

Mathieu Perreault La Presse

Presse Pierre-André Normandin

spicule

La principale différence est une série de mutations dans le pic, la partie du SRAS-CoV-2, le coronavirus responsable du COVID-19, qui lui permet de pénétrer dans les cellules humaines. “Cela rend le BA.4/5 moins reconnaissable par les anticorps générés par la vaccination”, explique Andres Finzi, immunologiste à l’Université de Montréal. “En outre, il a une plus grande affinité pour les récepteurs des cellules humaines. Les résultats de M. Finzi obtenus auprès des agents de santé montrent que la reconnaissance de « BA ». 4/5”, ainsi nommé en raison des deux sous-variantes BA. 4 et BA. 5 sont très similaires, diminuant très rapidement quatre semaines après la troisième dose de vaccin. “Et ils sont chez des personnes dont les deux premières doses étaient à 16 semaines, ce qui donne une meilleure protection.” Une autre étude, publiée par des chercheurs de l’Université de Columbia dans Nature début juillet, a montré que par rapport à la variante Delta, la protection apportée par trois doses était quatre fois moins bonne avec BA. 4/5 et demi aussi bien avec la variante Omicron d’origine. “Mais c’est lié au risque d’infection, explique M. Finzi. La protection contre les maladies graves semble tenir. »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES DE LA PRESSE

Immunologue Andres Finzi, professeur à l’Université de Montréal

L’immunité innée

Une autre différence est la sous-variante BA. 5 est plus résistant à “l’immunité innée”, une réponse immunitaire automatique contre tous les germes. “Nous avons vu une évolution du SRAS-CoV-2 dans sa résistance à l’immunité innée de la variante alpha”, explique Nevan Croghan, virologue à l’Université de Californie à San Francisco, qui est l’auteur principal d’une étude sur le sujet publiée en décembre dans Nature. « Nous travaillons à augmenter cette résilience avec Omicron, nous publierons sur BA. 5 plus tard cet été. »

Des anticorps monoclonaux

La même capacité accrue à résister à divers types d’immunité BA. 5 lui permet d’éviter les anticorps monoclonaux, un traitement contre le COVID-19. « Avec Omicron, on a vu que plusieurs anticorps monoclonaux fonctionnaient moins bien, et ça continue avec BA. 4/5 », déclare M. Finzi.

Vaccins

Faut-il attendre un vaccin spécifique au sous-variant BA ? 5, alors que la FDA a demandé en juin aux sociétés pharmaceutiques de préparer un nouveau vaccin contre Omicron ? « Je ne sais pas. Il faudra évaluer les coûts et les bénéfices d’attendre la fin des essais du vaccin BA. 4/5 par rapport aux essais Omicron, qui prennent plus de temps, dit Finzi. Mais bien sûr nous sommes en attente d’un nouveau vaccin.

Plus des deux tiers des cas

L’option BA. Le 5 représente désormais 70 % des nouveaux cas de COVID-19, selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec. Cependant, les dernières données datent du 10 juillet, il y a trois semaines. Toutes les indications sont que BA. 5 a continué à gagner en popularité. En effet, aux États-Unis, où le développement de variantes s’est récemment révélé similaire à celui du nord de la frontière, le nouveau venu représente désormais pas moins de 82 % des nouveaux cas. Ainsi, si la septième vague a d’abord été déclenchée par l’arrivée de la sous-variante BA. 2.12.1 est en fait l’arrivée de BA. 5, ce qui a rapidement augmenté le nombre de cas.