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Stellantis confirme sa très bonne situation financière

Stellantis, quatrième groupe automobile mondial, a publié jeudi un bénéfice net de 8 milliards d’euros pour le premier semestre, en hausse de 34% sur un an.

Stellantis poursuit sa trajectoire financière sans problème. Après des résultats records pour 2021, le groupe composé de PSA et Fiat-Chrysler a affiché ce jeudi de nouveaux très bons résultats au premier semestre. Le quatrième groupe automobile mondial a publié un bénéfice net de 8 milliards d’euros, en hausse de 34 % sur un an.

Tous les voyants sont au vert, notamment avec un chiffre d’affaires en hausse de 17% à 88 milliards d’euros, un résultat opérationnel en hausse de 44% à 12,4 milliards d’euros et un “free cash flow” de l’industrie de 5,3 milliards d’euros, de quoi rassurer les investisseurs sur le marché automobile qui a ralenti en grande partie à cause du manque de puces électroniques.

Cependant, le groupe a vu ses ventes chuter de 7% en volume dans le monde, affectées notamment par l’effondrement du marché européen. Mais cette baisse des ventes ne pèse pas sur les résultats financiers, au contraire.

Marges à deux chiffres

Un chiffre est particulièrement impressionnant, celui de la marge opérationnelle au premier semestre : elle a atteint 14,1 %, soit près de 2,5 points de plus que l’an dernier (11,8 %), qui était déjà une année exceptionnelle. Cette marge flirte particulièrement avec celle des marques premium : Mercedes a annoncé hier une marge totale d’un peu plus de 15 %. Elle dépasse de loin celles de nombreux autres groupes de génériques : le cabinet EY mesurait la marge moyenne des 16 premiers fabricants mondiaux à 8,5 % l’an dernier.

Ces bons résultats proviennent notamment du marché américain, où le chiffre d’affaires et le résultat d’exploitation du groupe ont fortement progressé. Les prix et les ventes de véhicules ont tous deux explosé sur place, avec des marges encore plus élevées, à un record de 18,1 %.

Hausse des prix, véhicules électriques

Ces marges proviennent notamment de la gestion stricte des pénuries de semi-conducteurs, une stratégie à laquelle le constructeur s’est pleinement engagé et qui consiste à augmenter les prix de vente.

“Acceptation [des clients, ndlr] est très bon, a déclaré jeudi Carlos Tavares, directeur général de Stellantis. Nos carnets de commandes sont le triple de ce qu’ils étaient avant la crise du Covid.”

Le groupe est particulièrement favorisé par les modèles à forte marge – comme ceux de Jeep ou Peugeot, ou comme véhicules électriques (Fiat 500, Peugeot e-208). Ainsi, le groupe a enregistré une augmentation de 50 % de ses ventes de voitures électriques, avec 136 000 unités vendues dans le monde.

“Nous commençons à obtenir des résultats commerciaux très excitants, a souligné Carlos Tavares. Au premier semestre, en Europe, nous n’avons vendu que 2 800 véhicules électriques de moins que Volkswagen, alors que nous avons une différence de 4 points de part de marché globale. Nous sommes au coude à coude.”

Baisse du volume des ventes

Après une forte baisse du marché automobile européen au premier semestre, le groupe a fortement revu à la baisse ses prévisions de ventes pour 2022. Il s’attend à une baisse des volumes de 12% en Europe, de 8% en Amérique du Nord, des ventes stables aux États-Unis. Moyen-Orient, Afrique et Amérique du Sud. Ses prévisions restent inchangées pour la Chine (stable) et l’Inde-Asie-Pacifique (+5%). Une situation qui, pour l’instant, ne semble pas entraver la progression de l’entreprise, selon Carlos Tavares :

« Notre réponse réside dans notre seuil de rentabilité. Au premier semestre, c’est 40%, ce qui veut dire qu’on peut faire baisser le chiffre d’affaires de 60% tout en étant rentable.”