La surtaxe proposée par Québec solidaire sur les véhicules très polluants fait craindre au ministre sortant de l’Environnement, Benoit Charette, une vague de protestations gouvernementales similaire au mouvement des gilets jaunes en France en 2018-2019.
Posté à 18h58
Presse Vincent Larin
Des candidats de quatre des cinq principaux partis ont pris part lundi à un débat sur le thème de « l’économie verte », organisé par le Réseau Environnement, le Conseil des entreprises en technologies Environnement du Québec (CETEQ) et l’Association québécoise de l’énergie renouvelable (AQPER ), à Montreal.
Invité puis relancé, le Parti conservateur du Québec a décidé de ne pas déléguer de candidats à l’événement.
Bien que le débat ait commencé sur un ton plus consensuel, il a dégénéré lors d’une conversation entre Benoît Charette et la présidente et candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Verdun, Alejandra Zaga-Méndez, au sujet de la taxe supplémentaire proposée par la gauche sur les « ultra-pollueurs “véhicules.
PHOTO PAR MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES DE PRESSE
Alejandra Zaga-Méndez, présidente et candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Verdun
“Le grand danger est de créer une aversion à la mobilisation. Il faut mobiliser la population et non la retourner contre nous dans cet incontournable débat sur la lutte contre les changements climatiques », a lancé le candidat CAQ à Deux-Montagnes, donnant l’exemple du mouvement des Gilets jaunes en France.
À l’automne 2018, une nouvelle taxe sur les carburants destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre a provoqué ce vaste mouvement de contestation en France. Cela a pris de l’ampleur et a conduit à de violentes manifestations, en plus d’inspirer plusieurs mouvements similaires dans d’autres pays.
Or, seuls les véhicules émettant plus de 210 grammes de CO2 par kilomètre sont concernés par la mesure proposée par Québec solidaire, a répondu Alejandra Zaga-Méndez, étudiante au doctorat en économie de l’environnement.
« Nous n’attaquons pas la majorité, ce n’est pas une taxe à la pompe que nous proposons. C’est une mesure qui existe déjà ailleurs et qui est une contre-incitation pour les véhicules super polluants avec des exceptions qui ont été expliquées, que ce soit pour les familles nombreuses, pour le travail, au niveau régional”, a-t-elle ajouté, dans une escarmouche après le débat. .
Plus de détails suivront.
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