Un lecteur averti du Journal n’a mis que quelques minutes à trouver l’équipement de ski d’un autre passager qu’Air Canada recherchait depuis une semaine à l’aéroport Montréal-Trudeau. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, le malheureux skieur n’arrive toujours pas à récupérer ses planches.
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Laurent Tremblay est revenu à Montréal le 9 janvier d’un voyage de ski en Suisse avec 10 000 $ d’équipement dans ses bagages, le sien et celui de sa femme, qui a prolongé son séjour en Europe.
Mais le précieux équipement ne se trouvait pas dans le compartiment à bagages surdimensionné où il aurait dû se trouver.
« Nous étions au moins quinze skieurs à traîner sans aucune information. “On nous a finalement dit que nos bagages avaient été retirés de l’avion, mais ils ne savaient pas où ils se trouvaient”, a déclaré hier le jeune homme de 26 ans au Journal.
Il était environ 2 heures du matin lundi matin lorsqu’un lecteur du Journal, qui souhaite garder l’anonymat, atterrit à Montréal-Trudeau, de retour d’un voyage en République dominicaine.
L’une des notifications qu’il a ensuite reçues sur son téléphone était l’article sur les échecs de M. Tremblay.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
Dans un bon endroit
Comme son mari avait apporté son sac de golf, elle et le lecteur se sont retrouvés dans la section des bagages hors normes.
« J’ai vu à côté des bagages empilés de travers, dont de nombreux sacs à skis. Je pensais que j’étais un peu intense, mais je suis allé voir. Dès le troisième sac à skis, je suis tombée sur l’étiquette de M. Tremblay », explique-t-elle.
L’heure tardive et le fait qu’elle travaillait aujourd’hui ont fait que l’efficace détective a choisi d’aviser Le Journal plutôt que d’essayer de contacter Air Canada.
“Je ne sais pas comment Air Canada peut durer aussi longtemps alors que tous les bagages non standard sortent par la même porte et qu’ils attendent tous là.” Nos bagages sont précieux. Nous ne voulons pas les perdre. Dès qu’on descend de l’avion, on se précipite pour les récupérer », ajoute le voyageur qui s’inquiétait de les savoir sans surveillance.
Photo fournie par un voyageur anonyme
Impossible de récupérer
Laurent Tremblay a confirmé au Journal qu’il s’agissait bien de son équipement. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, il ne peut toujours pas le récupérer.
« J’ai passé une heure ce matin avec le service client d’Air Canada. J’ai été servi en anglais même si j’ai choisi l’option française. On m’a dit avec un fort accent que les demandes prennent de 24 à 48 heures à être traitées après l’atterrissage, même si cela fait plus d’une semaine », affirme Laurent Tremblay.
“Je leur ai dit où était mon sac et je leur ai envoyé une photo”, poursuit-il. Ils m’ont dit qu’ils comprenaient ma frustration et que leurs agents les recherchaient.”
Lorsqu’on lui a dit que les bagages n’étaient pas perdus et qu’ils lui seraient éventuellement postés, M. Tremblay a proposé d’aller les récupérer directement à l’aéroport.
“Ils m’ont dit que c’était possible, mais je n’étais pas sûr qu’ils les trouveraient. Et je ne peux pas les emmener là où ils sont parce que c’est dans une zone internationale », déplore-t-il.
Photo fournie par un voyageur anonyme
Plan B
Désespéré de prolonger sa saison de ski, il songe à demander à des amis pilotes de venir les chercher au retour d’un voyage international.
« Je suis sûr que nous n’avons pas le droit de faire cela, mais je n’ai pas beaucoup d’options. J’ai vu des messages sur Facebook indiquant que plusieurs des sacs surdimensionnés sont arrivés entre le 2 janvier et le 9 janvier et que n’importe qui peut les prendre », s’inquiète-t-il.
Laurent Tremblay n’accepte pas la façon dont le dossier est traité.
« Le pire, c’est la qualité du service. Pour être informé, j’obtiendrai une réponse dans 45 jours. Dans toute autre industrie, ce serait inacceptable. Cela n’a aucun sens », se plaint-il.
Réponse
Le journal a interrogé Air Canada, les informant que des informations sur le carambolage des bagages circulaient sur les réseaux sociaux.
“Nous ne sommes pas en mesure de commenter les informations qui circulent sur les réseaux sociaux car nous ne les avons pas vues. Cependant, notre équipe travaille activement à récupérer les bagages auprès de nos clients. Comme il s’agit d’un bagage provenant d’un vol international, il restera dans la zone douanière où l’accès est réservé aux passagers jusqu’à ce que nous puissions confirmer son arrivée à Montréal. . Nous communiquons directement avec nos clients pour nous assurer de leur soutien », a répondu le service des relations avec les médias de l’entreprise.
— Avec la collaboration de Jérémy Bernier
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