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Parti conservateur du Canada | Pierre Poilievre veut de nouveaux barrages hydroélectriques au Québec

S’il est élu, le Parti conservateur du Canada de Pierre Poilievre soutiendra la construction de nouveaux barrages hydroélectriques au Québec et l’exploitation de minéraux critiques pour favoriser la transition énergétique.

Mis à jour hier à 18h41

Le chef conservateur a déclaré ce lundi après-midi lors d’un point de presse tenu dans un complexe de la rue Metcalf au centre-ville de Montréal lors d’une mini tournée de Québec.

Au même moment, le premier ministre du Québec François Legault a entamé ses rencontres avec les représentants des quatre partis d’opposition pour discuter des « défis de l’électrification du Québec », suite à l’annonce de la démission inattendue du PDG d’Hydro-Québec. , Sophie Brochu.

L’automne dernier, une prise de bec très publique entre Mme Brochu et le ministre de la CAQ, Pierre Fitzgibbon, a fait la lumière sur les interrogations sur l’avenir énergétique de la société d’État. Plus généralement, il s’agit de la production hydroélectrique et du développement industriel au Québec.

Pour Pierre Poilievre, “il faut rendre plus facile et plus rapide l’approbation de ces projets pour produire des batteries et fournir de l’hydroélectricité en quantité suffisante pour alimenter les véhicules électriques quand ils seront la norme sur nos routes”, a-t-il décidé lundi.

« J’ai rencontré un homme d’affaires qui m’a dit qu’il lui fallait 300 permis pour ouvrir une mine de lithium ici au Canada : s’il faut 10 à 30 ans pour ouvrir une telle mine ici, mais seulement deux ou trois ans ailleurs, on sera dépendant d’autres pays pour satisfaire nos besoins en minerais », a expliqué Pierre Poilievre lors d’une conférence de presse.

Un gouvernement fédéral conservateur réduirait les formalités administratives et la “bureaucratie” imposée aux entreprises pour les rendre plus productives, a déclaré Poilievre.

Lorsqu’on lui a demandé si, en réduisant les formalités administratives, il entendait réduire les exigences en matière d’évaluation environnementale pour certains projets, le chef conservateur a dit qu’il voulait imiter d’autres pays respectueux de l’environnement, mais plus rapidement qu’il n’a pas nommé.

“Vous pouvez protéger l’environnement tout en prenant des décisions plus rapidement”, a-t-il déclaré. Nous pouvons protéger l’environnement sans prendre 25 ans pour étudier. Qu’apprenons-nous d’autre en 25 ans d’apprentissage que nous ne sachions pas après les deux ou trois premières années du processus ? »

Courtiser le Québec

Le Québec est la province où le PCC est le moins populaire. En effet, selon un sondage Léger de décembre dernier, seulement 19 % des Québécois ont l’intention de voter pour lui lors des prochaines élections. En comparaison, ailleurs au pays, le pourcentage variait de 30 % dans les provinces de l’Atlantique à 47 % au Manitoba et en Saskatchewan, avec une moyenne de 26 % d’intentions de vote.

M. Poilievre a utilisé son discours pour rappeler trois promesses que son parti s’était engagé à tenir s’il arrivait au pouvoir.

Il a d’abord proposé une «loi de 1 $ pour 1 $» dans laquelle toutes les dépenses du gouvernement doivent être suivies d’économies dans l’appareil gouvernemental. “Les Canadiens souffrent, nous sommes confrontés à l’un des taux d’inflation les plus élevés en 40 ans”, a-t-il déclaré.

Le chef conservateur a également promis de «rendre le travail payant» au lieu de le punir, notamment par des baisses d’impôt et divers programmes gouvernementaux. «Il faut arrêter de pénaliser le travail des Québécois, comme le fait le gouvernement Trudeau en augmentant les impôts», a insisté M. Poilievre. Au contraire, il devrait être récompensé. »

Enfin, un gouvernement fédéral conservateur reconnaîtrait les compétences des travailleurs de la santé étrangers dans les 60 jours pour désengorger le système de santé, a promis M. Poilievre.

“Seulement 43 pour cent des médecins immigrants et 37 pour cent des infirmières immigrantes sont admissibles à la pratique”, a déclaré Poilievre. Pour ces candidats, les frais de scolarité n’entrent même pas dans l’équation. Il leur suffirait de certifier leurs compétences en fonction de ce qu’ils sont capables de réaliser, le tout en 60 jours, au lieu de se fier à leur pays d’origine. »

En même temps, il aimerait que la reconnaissance d’un programme de formation préalable soit offerte aux candidats avant même leur arrivée au Canada afin de raccourcir au maximum le processus. Son gouvernement s’engagera également à soutenir 34 000 prêts pour autant d’immigrants installés au pays afin qu’ils puissent reprendre leurs études pour répondre aux normes canadiennes.

En plus d’embaucher plus de médecins et d’infirmières, le chef conservateur propose également de rationaliser le système de santé, de réduire les listes d’attente et d’accélérer l’approbation canadienne des traitements de pointe éprouvés dans d’autres pays industrialisés.

Après Montréal, M. Poilievre se rendra à Trois-Rivières et à Québec.

Avec Marie-Yves Martel, La Presse canadienne

Pierre Poilievre nie s’être adressé à la CAQ

Pierre Poilievre a nié en conférence de presse avoir rencontré le ministre des Finances Eric Girard ou la vice-première ministre du Québec Geneviève Guilbeau.

Cette information a été rapportée par la chroniqueuse politique du Toronto Star Chantal Hébert, qui avait également abordé la question à l’émission Tout un matin de Radio-Canada.

Selon ses sources, le Parti conservateur du Canada (PCC) veut trouver un candidat au Québec qui lui permettra d’approcher et de susciter l’intérêt des électeurs de la province.