France

trouvé cinq carcasses de dauphins mutilés, Sea Shepherd a porté plainte

“La mer n’arrête pas de vomir des carcasses de dauphins capturés par les engins de pêche. Lorsque ces derniers sont mutilés, c’est soit qu’ils ont été consommés, soit qu’ils sont victimes d’une tentative de les couler pour cacher les preuves de capture”, explique Lamia Esemlali, présidente de Sea Shepherd France.

“L’Etat, malgré une communication prometteuse, continue en réalité d’ignorer les recommandations scientifiques et rejette toute mesure concrète susceptible d’arrêter le carnage”

L’organisation non gouvernementale dénonce chaque année « un véritable carnage, une honte pour notre pays » : « L’État, malgré une communication prometteuse, persiste, en fait, à ignorer les recommandations scientifiques et rejette toute mesure concrète susceptible d’arrêter le carnage : l’espace- fermetures temporelles (quatre mois de fermeture par an dans les zones à risque) pour les engins de pêche non sélectifs. »

“Mal au cœur”

Pour l’ONG, les répulsifs acoustiques ne sont pas une solution car ils créent des zones pour exclure les dauphins de leurs aires de nourrissage. L’organisation non gouvernementale reprendra la surveillance de l’eau à partir de fin janvier. La capture des dauphins est interdite.

“Prendre un dauphin est déchirant. Nous ne sommes pas des meurtriers”

Le 30 août 2021, l’ONG a filmé un filet maillant enregistré à Arcachon près de Kemper qui avait attrapé des dauphins dans ses filets. Face à la polémique, le Comité national des pêches a indiqué en juin 2019 avoir mis en place un programme étalé sur trois ans pour limiter au maximum ces accidents : « Pour un pêcheur, avoir un dauphin dans son filet est un problème. A chaque prise, ils perdent une partie de leur prise, de leur filet et de leur temps. »