France

EN DIRECT – Réforme des retraites : deuxième journée de mobilisation annoncée pour le mardi 31 janvier – Communiqué

Gouvernement d’Elisabeth Bornedossier Des centaines de milliers de manifestants, grèves et perturbations à l’école ou dans les transports: les syndicats ont entamé jeudi la contestation pour forcer le gouvernement à reculer sur sa réforme phare des retraites, saluant déjà une mobilisation “réussie”.

Pour Emmanuel Macron, c’est le premier test de solidité sociale depuis sa réélection. Ce jeudi, réunies pour la première fois depuis douze ans, les huit principales organisations syndicales ont appelé à manifester contre le projet de réforme des retraites, avec le soutien des partis de gauche. L’ampleur des manifestations et blocages dépend aujourd’hui de la poursuite du mouvement social et… du texte défendu par Elizabeth Bourne et Olivier Dussopt. De Marseille, Saumur, Grenoble et Paris, des journalistes de Libération pour vous faire vivre ce jour décisif.

Ce que vous devriez savoir:

  • Le conflit qui s’engage contre la réforme des retraites version 2022 sera-t-il encore plus puissant qu’en 2019, quand la CGT claironnait qu’elle avait mobilisé plus de 1,8 million de personnes dans la rue ? Retrouvez ici la liste des slogans et des secteurs touchés. Au final, 42,35% des enseignants du primaire, 34,66% du secondaire étaient en grève, selon le ministère. Le Snes-FSU, le principal syndicat du secondaire, a fait état jeudi d’un pourcentage de 65 % d’enseignants en grève dans les collèges et lycées, et le Snuipp-FSU, le principal syndicat du primaire, a recensé 70 % des enseignants en grève. Ils étaient 46,3 % à la SNCF selon les syndicats et 44,5 % à EDF. Au total, près d’un tiers des fonctionnaires sont en grève.
  • Durée des cotisations, retraite minimum, régimes spéciaux, « longues périodes de travail »… Les consignes du projet de réforme porté par le gouvernement, qui a suscité des protestations dans la plupart des secteurs.
  • Environ 200 manifestations ont eu lieu en France tout au long de la journée. A Paris, la marche est partie vers 14h00 de la place de la République avec plus de 400 000 manifestants selon la CGT. 18 000 personnes ont défilé à Grenoble selon la police, 35 000 selon la CGT. Côté marseillais, ils sont 140 000 selon l’intersyndicale, 26 000 selon la préfecture. A Saumur, un record a été battu : ils étaient 2500. Voir notre point du jour.

19h45

Deuxième coup. Après une première journée réussie de mobilisation d’environ deux millions de personnes en France, les syndicats ont annoncé une deuxième journée de mobilisation pour le mardi 31 janvier.

19h41

La première ministre Elizabeth Bourne a salué “bonnes conditions» qui a accueilli les manifestations qui ont réuni plus d’un million (selon les autorités) de personnes jeudi en France contre la réforme des retraites, promettant de continuer »discuter et persuader“. “Je salue l’engagement des forces de l’ordre ainsi que des syndicats qui ont permis aux manifestations de se dérouler dans de bonnes conditions. “, a déclaré le chef du gouvernement sur Twitter. “Permettre l’expression des opinions est essentiel à la démocratie. Continuons d’argumenter et de persuader a ajouté Elizabeth Bourne.

La protestation est un droit fondamental. C’est l’honneur des policiers et des gendarmes d’avoir permis que ce droit s’exerce dans les meilleures conditions partout en France.a déclaré le ministre de l’Intérieur Gerald Darmanen sur Twitter.

19h23

Au programme : l’historique des manifestations contre la réforme des retraites.

(Alice Claire/Savinien de Rivet)

19h17

‘Sardou tais-toi’ : pourquoi Sandrine Russo veut couper le sifflet du chanteur à droite. En pleine marche contre la réforme des retraites à Paris ce jeudi, l’écoféministe a posé devant une pancarte appelant la chanteuse à la fermer. La veille, le traducteur de “Les lacs du Connemara” l’a agressée ainsi que son mari déconstruit. Plus d’informations ici.

19h12

1,12 million de manifestants en France, dont 80 000 à Paris, selon l’Intérieur. Les chiffres du ministère de l’Intérieur ont chuté : Plus d’un million de personnes (1,12 million) ont défilé jeudi en France, dont 80 000 à Paris. En 2019, les autorités comptabilisaient plus de 800 000 personnes à travers la France.

19h09

Dans les rangs du cortège parisien.

Paris, le 19 janvier 2023, manifestation contre la réforme des retraites. (Cyril Zannettacci / Vu pour Libération)

19h03

Informations actualisées sur la circulation des trains en Ile-de-France le vendredi. Le trafic ferroviaire sera à nouveau interrompu vendredi en Ile-de-France sur les lignes C, D, E, H, N et U du RER et les trains de la banlieue parisienne, a annoncé jeudi SNCF Voyageurs, provoquant “mouvements sociaux locaux”. La compagnie ne prévoit que 1 train sur 2 pour le RER C, 2 trains sur 3 sur les lignes D, H, N et U et 9 trains sur 10 sur E. Cependant, le service devrait revenir à la normale sur les lignes A, B, J , K, L, P et R. Le trafic était fortement perturbé jeudi sur le réseau SNCF en région parisienne, premier jour de mobilisation contre la réforme des retraites, avec notamment moins d’1 train sur 10 sur une demi-douzaine de lignes et de nombreuses non desservies. gares. La RATP, de son côté, prévoit un retour à la normale vendredi.

18h55

A Paris, la gauche marche au pas syndical. Si les personnalités politiques du Nupes ont peiné à trouver leur place dans le cortège parisien, la coalition de gauche a montré qu’elle est unie contre la réforme des retraites et prépare la bataille parlementaire. Lisez notre rapport.

18h51

“Plus de 2 millions” de manifestants en France, selon Martinez. Côté syndical, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a dénombré “plus de deux millions” de personnes qui ont manifesté jeudi à travers le pays. Les chiffres du ministère de l’Intérieur n’étaient pas disponibles dans l’immédiat.

18h35

Plusieurs affrontements entre manifestants et policiers. C’est l’un des points de tension de la manifestation parisienne, par ailleurs assez calme dans l’ensemble cet après-midi. Sur le boulevard Beaumarchais, peu avant d’arriver place de la Bastille, des affrontements ont eu lieu entre certains manifestants et les forces de l’ordre. Les échanges d’obus et de gaz lacrymogènes ont commencé vers 16 heures et ont ralenti le cortège déjà lent. La préfecture affirme que ses effectifs ont cherché à se protéger les uns les autres. De nombreuses vidéos montrent des officiers brandissant des matraques lors de leurs raids. A la fois pour repousser la foule et au moins une fois sur un photographe tombé au sol, selon des images captées par BFMTV. A 17 heures, la tension y régnait toujours.

18h21

Vu par la sécurité à Paris en marche : “Ils avaient besoin d’armes, j’y suis allé.” Ilyes, 22 ans, déguste un Fanta bien frais devant Rock Hair, le coiffeur branché de la place de la Bastille. La foule est baignée dans la fumée rouge des bombes fumigènes. Illies est entouré de trois amis, tous membres du syndicat littéraire, militants à la CGT. Pendant trois ans, le petit groupe de Parisiens a travaillé dans une imprimerie qui imprimait des journaux nationaux, y compris Libération. “Nous sommes bien informés”, lâche-t-il avec un sourire. Pourquoi des policiers militants ? « OUI ou pas, nous sommes là comme tout le monde pour dire non à cette réforme, mais pas que », dit Elies. Le jeune homme a rejoint la CGT à 19 ans et n’a pas hésité longtemps avant d’intégrer le service de sécurité. “Ils avaient besoin d’une arme, j’y suis allé.” Il est “environ la cinquième fois que je suis sur SO”. Selon lui, aujourd’hui devrait être calme. Au même moment, des pétards retentissent en tête du cortège. “Nous condamnons tout le système, pas seulement la réforme des retraites. Même si ce texte nous punit nous les jeunes”, dit-il avant de rejoindre ses camarades. De notre journaliste Charles Delouche.

18h15

“Gaule ignifuge”.

Paris, le 19 janvier 2023 Manifestation contre la réforme des retraites (Stéphane Lagoutte / Myop pour Libération)

18h12

Au moins 30 interpellations à Paris. Selon la préfecture de police, à 17 heures, 30 interpellations avaient déjà été opérées lors de la manifestation à Paris. Les personnes arrêtées le sont pour port d’armes prohibées, outrage et rébellion et notamment jet de projectiles. Les affrontements ont eu lieu alors que les délégations syndicales étaient loin derrière. Vers 17h30, le cortège a été divisé en deux par la police : d’un côté, le bloc le plus radical, de l’autre – le reste des manifestants. La plupart des manifestants se pressaient place de la Bastille.

18h07

Avec les professeurs à Paris. Surplombant le deuxième cortège du boulevard Voltaire, une banderole nargue : “Echpad ? Pas le lycée !” Laurent a 29 ans. Professeur d’histoire-géographie dans un collège classé enseignement prioritaire des Hauts-de-Seine, elle est entrée dans la profession à 25 ans. “Le passage de 42 à 43 rentes signifie que je vais devoir prendre ma retraite à 68 ans, avec des conditions de travail aussi dégradées, des classes surchargées, pas de demi-groupe, je ne m’imagine pas là-bas.” Alors que de nombreux débats portent actuellement sur la difficulté ou non de certains métiers, le jeune enseignant assure : « C’est un métier difficile qui demande d’être dynamique pour pouvoir gérer une classe. J’ai déjà dépassé les 60 ans, ça me paraît compliqué, mais à presque 70 ans c’est impossible. Egalement mobilisée depuis la rentrée sur la question des augmentations salariales, elle déclare : “Autres options…