France

A Lyon, Uber condamné à verser 17 millions d’euros à 139 chauffeurs

JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP En France, Uber a été condamné par les prud’hommes à verser 17 millions d’euros à une centaine de chauffeurs lyonnais (photo d’illustration prise en mars 2019 à San Francisco, États-Unis).

JUSTIN SULLIVAN/GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD/Getty Images via AFP

En France, Uber a été condamné aux prud’hommes à verser 17 millions d’euros à une centaine de chauffeurs lyonnais (photo d’illustration prise en mars 2019 à San Francisco, États-Unis).

JUSTICE – Il s’agit d’une amende particulièrement élevée. Ce vendredi 20 janvier, la société américaine Uber a été condamnée par le conseil des prud’hommes de Lyon à verser environ 17 millions d’euros à 139 chauffeurs VTC, a indiqué à l’AFP leur avocat Maître Stéphane Teyssier.

“Aujourd’hui, nous avons pris une décision assez historique. Uber a été sommé de requalifier les contrats de 139 chauffeurs pour un montant de 17 à 20 millions d’euros”, a-t-il précisé, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Application “logique” des textes

Les chauffeurs lyonnais d’Uber avaient confisqué des prud’hommes pour reconvertir le lien qui les liait à un contrat de travail. Les Prud’hommes, qui ont rendu leur décision après concertation, ont statué “sur la base d’une jurisprudence bien établie de la Cour de cassation de janvier 2020. La Cour de cassation a jugé que les chauffeurs Uber devaient être considérés comme des salariés”. Ce n’est pas une surprise. C’est l’application logique d’une telle pratique judiciaire”, a déclaré l’avocat.

Interrogé par l’AFP, Uber, sans dévoiler le montant qu’il devrait débourser, a indiqué qu’il ferait appel.

“Cette décision va à l’encontre de la position largement partagée par les prud’hommes et les cours d’appel, qui affirment l’indépendance des chauffeurs VTC utilisant l’application, estimant notamment qu’il n’y a pas d’obligation de travailler, pas d’exclusivité vis-à-vis d’Uber, ou que les chauffeurs restent entièrement libres dans l’organisation de leurs activités”, a ajouté un porte-parole joint par l’AFP.

Plus d’informations à venir…

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