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La capsule Starliner de Boeing s’amarre avec succès à la Station spatiale internationale

Sur cette photo fournie par la NASA, la capsule Starliner de Boeing se prépare à s’amarrer à la Station spatiale internationale, le 20 mai 2022. AP

La capsule de Boeing, Starliner, s’est amarrée pour la première fois à la Station spatiale internationale (ISS) vendredi soir 20 mai contre samedi 21 mai. C’est un succès pour l’entreprise, qui doit à l’avenir transporter des astronautes vers la Nasa, même si ce vol d’essai à vide a eu lieu des années après ceux de SpaceX, la société fondée par Elon Musk.

Le saut a eu lieu samedi à 02h28 à Paris, plus d’une heure après l’heure initialement prévue en raison d’ultimes vérifications lors des manœuvres d’approche, précisément chorégraphiées à 400 km au-dessus de nos têtes.

Les astronautes à bord de l’ISS et de la salle de contrôle à Houston, au Texas, ont surveillé de près l’ensemble de l’opération. Le Starliner s’est d’abord nivelé à environ 250 mètres de la gare. Puis, après s’être légèrement déplacée vers l’ISS, la capsule a été retournée pour s’assurer qu’elle pourrait être retirée si nécessaire. Enfin, après un nouvel arrêt contrôlé, quoique plus long que prévu, à 10 mètres, la délicate manœuvre finale a commencé, effectuée alors que l’ISS avançait à 28 000 km/h. Le véhicule s’est approché lentement, proche du contact.

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“Le vaisseau spatial Starliner a terminé avec succès son premier amarrage historique avec la Station spatiale internationale, ouvrant une nouvelle route vers le Flying Crew Lab”, a déclaré un commentateur lors d’une émission en direct offerte par la NASA.

L’ouverture de la capsule n’ouvrira que plus tard dans la journée de samedi. Boeing transporte environ 230 kg de fournitures, y compris de la nourriture. Le starliner doit rester attaché à l’ISS pendant environ cinq jours avant de revenir sur Terre pour atterrir dans le désert de l’État américain du Nouveau-Mexique, à la base de White Sands.

Retour prévu au Nouveau-Mexique

Le premier vol d’essai sans pilote a déjà été effectué en 2019, mais la capsule a ensuite rencontré plusieurs problèmes et a dû revenir sans pouvoir rejoindre la station. Alors que Boeing peine à rattraper SpaceX, encore un nouvel acteur du secteur aérospatial en comparaison, mais transportant déjà des astronautes vers la NASA d’ici 2020, suite au succès des vols qualificatifs sur sa propre capsule Dragon.

La fusée Alliance Atlas V a décollé de Cap Canaveral, en Floride, avec une capsule Boeing Starliner, le 19 mai 2022. JOEL KOWSKY / AP

Starliner a décollé de Floride jeudi avec une fusée Atlas V de United Launch Alliance (ULA). Une trentaine de minutes après le lancement, la capsule parvient à se mettre sur la bonne trajectoire, mais deux des douze pousseurs abandonnent. Cependant, les responsables de la NASA et de Boeing ont minimisé l’incident, qui, selon eux, ne devrait pas affecter la mission.

Les propulseurs seront à nouveau utilisés en fin de mission, pour la manœuvre destinée à ramener la capsule dans l’atmosphère terrestre. Mais le problème ne devrait pas être résolu a priori d’ici là, car les efforts précédents ont fonctionné, a déclaré Steve Stitch de la NASA lors d’une conférence de presse jeudi soir. Le système “ne présente aucun risque pour le reste du vol d’essai”, a confirmé la NASA dans un article de blog vendredi.

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Le monde avec l’AFP