France

4 000 fêtards réunis dans une ancienne mine d’or pour la plus grande “fête de l’année”

Les Teufers se sont installés sur le terrain d’une ancienne mine d’or.

E.D.

Un mois et demi, durant lequel le projet rave est devenu le “milieu des fêtes”. “Nous savions que quelque chose d’important se passait dans la région, mais nous ne savions pas exactement où”, a déclaré Julien. L’adresse de Fouilloux est tombée à la dernière minute. »

Un hélicoptère de la police a survolé le site de la rave party.

E.D.

Au moment où Julien et ses amis ont atterri vers 3 heures du matin, l’endroit était déjà bondé. “On était tout de suite dans l’ambiance”, avoue Julien. Les quatre murs d’enceinte faisaient du bruit depuis plusieurs heures. »

Pressés de s’en tenir aux claques du sound system, les Parisiens ne prêtaient guère attention à l’environnement. “Nous sommes sur une ancienne mine d’or, dites-vous?” intervient l’un des garçons du groupe. Honnêtement, vous nous apprenez. A notre arrivée, la route était dégagée. Nous n’avons pas vu un signe spécifique qui nous a dit quoi que ce soit. »

À l’entrée du site, plusieurs panneaux indiquent qu’il s’agit d’une propriété privée interdite à l’usage public.

RD

“Le site est dangereux”

A l’entrée du site, dont l’accès clôturé a probablement été forcé, les panneaux montrent encore son caractère dangereux. “Attention à la noyade”, peut-on lire sur l’un des panneaux accrochés au grillage, qui se tord par endroits pour laisser passer les fêtards. “Le site est dangereux”, a déclaré la maire de Jumilac de Gran, Anik Morusan. La terre est instable et probablement contaminée par des métaux lourds comme le mercure, qui ont été utilisés pour extraire l’or. »

“L’enfant ne doit pas passer par une tourbière”, prévient Marcel, un agriculteur à la retraite habitant le quartier de Burdu, à deux à trois kilomètres à pied de Fuyo. Quand le son de la musique m’a tiré du lit à 5h30 du matin, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé.

E.D.

Se rendant compte qu’ils opéraient sur un terrain sensible, les officiers de gendarmerie ont rapidement déployé leurs hommes sur le terrain pour bloquer l’accès au site. Des Moblos, c’est-à-dire des gendarmes mobiles, sont même descendus de Rochefort pour renforcer le dispositif de surveillance. “Notre objectif est d’empêcher les personnes d’accéder à l’ancienne mine, tout en assurant la prévention des accidents avec le contrôle de l’alcoolémie et la lutte contre la drogue”, a précisé le colonel Louis-Pauti, chef de la gendarmerie opérationnelle, qui a également mobilisé un hélicoptère.

Appelée sur les lieux, la procureure de Perige, Solen Belauar, a déclaré avoir ouvert une enquête pour “déclarations anticipées de rassemblements de vacances”, “nuisances sonores” et “dégâts”.