Lors d’une réunion du Conseil fédéral ce lundi 9 mai, à Saint-Feliu-d’Amont, les socialistes devaient se prononcer sur un accord pour unir la gauche, approuvé par les instances nationales du poing et de la rose. Ils ont unanimement refusé de rejoindre le rassemblement de gauche pour l’instant et ont demandé à leurs autorités nationales d’en reparler avec la France insoumise afin de trouver une union plus favorable à leur parti.
L’Union sera sans eux pour l’instant. Lors d’un conseil fédéral d’une cinquantaine de dirigeants du Parti socialiste catalan, lundi 9 mai, la méfiance à l’égard du rassemblement de gauche derrière la direction de Jean-Luc Mélenchon s’est manifestée.
A l’image de la position de la présidente du PS d’Occitanie, Carol Delga, et du maire de Montpellier, Michael Delafos, les socialistes des Pyrénées-Orientales ont décidé de rejeter un accord au niveau local, mais entériné non sans mal par leurs autorités. national et ceux de LFI, EELV et du Parti communiste.
“Si l’accord reste en l’état, je serai candidat dans la 4e circonscription”
Le chef de la fédération PS 66, le vice-président du département Alexandre Reynal a confirmé le vote des directeurs exécutifs ce lundi soir. Ils ont approuvé à l’unanimité un texte appelant la direction nationale du Parti socialiste à revenir sur l’accord les liant à la France insoumise, réclamant notamment un investissement socialiste dans l’une des quatre circonscriptions du P.-O. Une hypothèse qui semble peu probable à une semaine du dépôt des candidatures, mais qui marque certainement le point de départ du divorce entre dirigeants locaux du PS et candidats syndicaux. “Nous avons voté en faveur d’une proposition de renégociation nationale du dossier des Pyrénées-Orientales, car le projet de loi n’y est pas, que ce soit sur le fond ou sur la forme. La faible présence sur le territoire des candidats de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) ne leur permet pas de battre les candidats d’extrême droite et libéraux dans les 1ère, 3ème et 4ème circonscriptions. Il nous faut un nouvel accord qui respecte les résultats des dernières élections locales. »
A noter que si les choses restent en l’état, des candidatures dissidentes contre des individus investis par Nupes pourraient rapidement voir le jour. “Si l’accord ne change pas, je serai candidat dans la 4e circonscription. Je précise que ce ne sera pas une candidature dissidente, mais une candidature légitime », a déclaré Alexandre Reynal.
Le leader socialiste de Perpignan et candidat pour la première fois Matthias Blanc a partagé l’analyse des socialistes locaux, mais a dit qu’il croyait toujours à une éventuelle renégociation. “Dans une agence où le risque de RN est important, une large unification est souhaitable, mais elle n’a de sens que si l’on peut envoyer des députés de gauche à l’assemblée. Là, dans cette situation, ce ne sera pas possible », a-t-il dit, ajoutant qu’il n’avait pas pris de décision en vue de déposer une candidature.
Selon nos informations, ces derniers jours plusieurs élus locaux ont été sollicités pour se présenter, notamment face aux candidats retenus par le RSUE. Le signe que ne voir qu’un seul candidat de gauche dans une circonscription – ce qui doit pourtant être le cas dans la 2e, où EELV a été élue pour représenter le Nupes – restera une utopie. Dans un scrutin où il faut rassembler 12,5 % des inscrits ou être dans les deux premières places pour se qualifier pour le second tour, la scission risque de laisser des traces.
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