Outre la réforme du marché du carbone ou du mix énergétique européen, l’avenir des véhicules thermiques sera au cœur du débat du Parlement. Deux camps vont s’affronter à Strasbourg : l’un prônant une interdiction totale des voitures thermiques d’ici 2035, et l’autre visant 90 % de voitures neuves zéro émission d’ici 2035, sans échéance pour la vente de voitures thermiques.
Cette mesure interdirait notamment la vente de véhicules neufs équipés de moteurs diesel, essence et hybrides. Les ventes de voitures d’occasion ne seront pas affectées et les voitures à moteur à combustion interne pourront continuer à fonctionner après 2035.
“Que tous les véhicules individuels vendus soient à zéro émission d’ici 2035. Cette réforme très concrète est emblématique”, a déclaré Pascal Canfin (LREM/Renaissance), président de la commission de l’environnement du Parlement européen, qui prévoyait un “vote très serré”. avec le “Parisien”. “C’est une révolution pour la première industrie européenne et c’est ce que nous défendons. »
Les fabricants sont déjà engagés
Des constructeurs comme Stellantis (PSA-Fiat-Chrysler), Renault et Volvo se sont déjà engagés à ne plus produire de modèles à moteur thermique d’ici 2030. D’autres comme BMW tentent de promouvoir un système de crédit carbone qui permettrait de poursuivre la mise sur le marché le marché des véhicules thermiques. Un véritable “permis de polluer” selon l’eurodéputé.
Add Comment