France

Le parquet de Nancy refuse au profit de la cellule antiterroriste de Paris

L’enlèvement de la petite Mia dans les Vosges en avril 2021 n’était qu’un aspect d’un “plan de violence” mené par un groupe d’extrême droite baptisé DW Reversal : jeudi, le parquet de Nancy a bénéficié du pôle antiterroriste de la tribunal parisien.

Plan plus grand

“En effet, il semble (…) que ces actions faisaient partie intégrante du plan d’action violent du groupuscule d’extrême droite dénommé DW Reversal, dirigé contre l’Etat et ses représentants”, a déclaré le procureur François Pereen dans un communiqué. .

“En concertation avec le Parquet national antiterroriste”, la Juridiction spéciale interrégionale (Jirs) de Nancy a donc demandé aux juges du pôle antiterroriste du Tribunal judiciaire de Paris de rouvrir ce dossier, qui a eu un fort retentissement.

Le cas de 2021

Les juges d’instruction statueront “dans un délai de huit jours à un mois”, a indiqué le parquet de Nancy, et la décision sera ensuite “probablement contestée devant la chambre criminelle de la Cour de cassation dans un délai de cinq jours”.

La petite Mia, alors âgée de 8 ans, vivait chez sa grand-mère dans les Vosges lorsqu’elle a été enlevée le 13 avril 2021 par plusieurs hommes à la demande de sa mère, qui n’avait plus la garde d’elle et n’avait plus le droit de la voir seule.

Complotiste au coeur de l’affaire

La mère et la petite fille ont été retrouvées vivantes et en bonne santé cinq jours plus tard dans un squat en Suisse. Sa mère, Lola Montemagi, 28 ans, a été arrêtée et inculpée d’« enlèvement d’un mineur de 15 ans en bande organisée » et « d’avoir fait sortir un mineur ascendant de la république ».

Soupçonné d’avoir organisé l’enlèvement de la jeune fille à distance, Rémy Daye, figure des cercles complotistes, a été inculpé et incarcéré mi-juin, notamment pour complicité d’enlèvement d’un adolescent de 15 ans en bande organisée et groupe criminel afin de commettre le délit d’enlèvement d’un mineur de 15 ans en bande organisée.

Il a été arrêté fin mai 2021 sur l’île touristique malaisienne de Langkawi, où il vivait avec sa compagne et leurs trois enfants : la Malaisie les avait expulsés vers la France car leurs visas avaient expiré. Au total, onze personnes ont été inculpées dans cette affaire.